© DRChez Total, on a le sourire ce matin. Le pétrolier a dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français, à 13,9 milliards d'euros, grâce aux prix élevés du pétrole brut. Au 4e trimestre, Total a cependant vu son profit reculer de 8% à 2,9 milliards d'euros, un niveau toutefois supérieur aux attentes des analystes financiers, qui tablaient sur 2,63 milliards d'euros.
Total profite bien évidemment de la flambée des prix du pétrole, qui se sont établis à 97 dollars le baril en moyenne sur l'année 2008, soit 25 dollars de plus qu'en 2007. Ils ont atteint un record historique en juillet 2008, à plus de 147 dollars le baril. Pour 2009, Le groupe pétrolier se dit "confiant dans sa capacité à traverser une crise économique majeure, sans remettre en cause sa capacité d'investissement et son développement sur le long terme". Alors que Martin Hirsch a jugé que Total pourrait utiliser son bénéfice record pour créer des emplois supplémentaires, et que la présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est réjouie de l'annonce d'une nouvelle "formidable" dans le contexte actuel, le directeur général du groupe pétrolier, Christophe de Margerie, a temporisé au cours d'une conférence de presse : les profits de Total sont certes "une bonne nouvelle", a-t-il reconnu, mais ils risquent de ne pas se répéter avant "un certain temps".
EDF va privilégier l'investissement
En revanche, chez EDF, on fait grise mine. Le groupe a certes dégagé en 2008 un bénéfice net de 3,4 milliards d'euros, mais ce chiffre est en baisse de 39,48% par rapport à 2007, et surtout, il est inférieur aux attentes. Le bénéfice net intègre 908 millions de charges exceptionnelles pour couvrir le coût de la prolongation du Tartam (tarif réglementé et transitoire d'ajustement au marché), qui permet la réversibilité des tarifs de l'électricité jusqu'en juillet 2010, explique EDF. Le groupe dirigé par Pierre Gadonneix avait annoncé dès l'été 2008 son intention de passer une provision dans ses comptes 2008 pour couvrir le coût de la prolongation du Tartam, votée par le Parlement en juillet 2008. Cette prolongation permet aux entreprises ayant souscrit un contrat de fourniture d'électricité à un prix de marché de revenir au tarif réglementé fixé par l'Etat, jusqu'à fin juin 2010.
En 2009, EDF va privilégier "la croissance organique par l'investissement, notamment en France, l'amélioration de la performance opérationnelle, l'intégration des sociétés nouvellement acquises et le renforcement de notre structure financière", a déclaré Pierre Gadonneix. "A cet effet, un nouveau programme de cessions de plus de 5 milliards d'euros va être engagé", précise le groupe sans donner plus de détails.
D'après agence
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