Des "pertes historiques" pour la Caisse d'Epargne ?

le 14 février 2009 à 12h19 , mis à jour le 14 février 2009 à 16h17

Selon mediapart, le groupe bancaire pourrait annoncer dans les prochains jours des pertes qui "approcheront deux milliards d'euros".

Caisse d'Epargne © DR

L'union de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire serait imminente. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, la fusion devrait être annoncée le 26 février. Contacté, le groupe Banque Populaire s'est refusé à tout commentaire, tandis que le groupe Caisse d'Epargne n'était pas joignable dans l'immédiat. Selon le quotidien Le Figaro de samedi, l'Elysée a fixé aux deux banques la date butoir du 26 février pour s'entendre. l'Etat a menacé de "prendre la main" si les deux banques ne parvenaient pas à se mettre d'accord, et pourrait alors prendre "jusqu'à 30% du capital du futur groupe", avance le journal.

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La date du 26 février coïncide avec celle de la publication par les deux banques de leurs résultats annuels, qui devraient faire apparaître "des pertes historiques", selon le site internet Mediapart. Les pertes de la Caisse d'Epargne "approcheront deux milliards d'euros" et  celle des Banques Populaires "environ 300 millions d'euros", tandis que celles de Natixis, leur filiale commune, s'inscriraient dans une fourchette de 2,5 à 3 milliards d'euros, affirme Mediapart. La direction de la Caisse d'Epargne avait prévenu dès le mois de décembre  que 2008 serait "une mauvaise année" en termes de résultat pour le groupe Caisse d'Epargne. La Caisse nationale des Caisses d'Epargne, son organe central, pourrait "être dans le rouge", avait-elle averti.

"Accélérer la manoeuvre"

Dans ce contexte, l'Etat entendrait mettre à la tête du groupe fusionné une direction renouvelée, rapportent Le Figaro et Mediapart, pour "donner aux  marchés le sentiment que l'ordre va être mis dans les deux banques", selon le site internet. La "candidature" de Stéphane Richard, actuel directeur de cabinet de la  ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde, serait selon lui  "privilégiée", tandis que d'après Le Figaro, le nom de François Villeroy de Galhau, membre du conseil exécutif de BNP Paribas et ex-directeur de cabinet de Dominique Strauss-Khan à Bercy, "circule avec insistance". Egalement évoqués, selon le journal et le site, les noms de Charles-Henri  Filippi, ancien patron de la filiale française de HSBC, et de Philippe Citerne, directeur général délégué de la Société Générale.

Réagissant à ces affirmations, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a  confirmé sur TF1 qu'elle avait demandé aux deux groupes d'"accélérer la manoeuvre" "Il y a urgence, parce que ce n'est pas la peine de faire traîner des  propositions de fusion éternellement", a-t-elle ajouté, jugeant que "la fin du  mois de février serait une bonne échéance".
 
D'après agence

le 14 février 2009 à 12:19
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1 Commentaires

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  • PATRICK, le 14/02/2009 à 15h20

    Qu'est ce qu'ils ont fait de l'argent des clients !

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      logAudience