De l'argent donc pas de licenciement

le 09 février 2009 à 19h29 , mis à jour le 09 février 2009 à 22h20

Après le prêt de 6,5 milliards d'euros de l'Etat au secteur automobile, Renault et PSA ont annoncé qu'ils ne mettraient pas en oeuvre de plan de licenciement en France.

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> Quelles contreparties ?
 

Ils s'engagent à ne pas licencier. Après le prêt de 6,5 milliards d'euros de l'Etat au secteur automobile annoncé lundi par Nicolas Sarkozy, PSA et Renault ont annoncé qu'ils ne mettraient pas en œuvre de plan de licenciement en France.
 
PSA Peugeot Citroën a annoncé qu'il ne fermerait pas d'usine et ne mettrait pas en oeuvre de plan de licenciement en France. Renault qu'il ne mettrait pas en oeuvre de plan social en 2009 et confirmé qu'il ne fermerait pas d'usine d'assemblage "dans les prochaines années" en France.
 
L'Etat va consentir deux prêts participatifs de 3 milliards d'euros chacun à Renault et PSA Peugeot Citroën en échange de la pérennité des sites d'assemblage automobile, a annoncé lundi le président Nicolas Sarkozy. "Ce prêt permettra au groupe de soutenir en particulier son programme de développement de véhicules plus propres, plus économes en énergie et abordables pour ses clients", s'est félicité PSA. Le groupe s'est aussi engagé à apporter "un soutien actif" à l'ensemble des acteurs de la filière automobile, notamment "en réduisant les délais de paiement aux fournisseurs".
 
PSA a aussi confirmé qu'il allait porter de 100 à 200 millions d'euros sa contribution au fonds d'investissement automobile. Ce fonds sectoriel pour aider les sous-traitants est alimenté à la fois par l'Etat et par les deux constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën. Jusque-là, il était doté de 300 millions d'euros, dont 100 millions apportés par l'Etat et 100 millions par chaque constructeur français.
 
Les six milliards de prêts consentis viennent s'ajouter aux deux coups de pouce du gouvernement en décembre dernier: un milliard d'euros accordés aux filiales de crédit des constructeurs et la prime à la casse qui permet à un acheteur d'une voiture particulière de bénéficier d'une prime de 1.000 euros s'il met au rebut un véhicule de plus de dix ans.

le 09 février 2009 à 19:29
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