© Charles Platiau / ReutersDepuis samedi, la rumeur lancée par Mediapart et Le Point court concernant l'éventuelle nomination de François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseiller économique de Nicolas Sarkozy, à la tête du groupe issu de la fusion prochaine entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires. Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, dénonce dimanche sur Radio J cette éventuelle nomination. "Le choix du numéro deux de l'Elysée, c'est-à-dire un ami personnel de Nicolas Sarkozy, participe d'une stratégie d'influence du président de la République dans les milieux économiques. Moi je fais la différence entre les intérêts de l'Etat et les intérêts de M. Sarkozy", a-t-il lancé.
"Je pense que M. Pérol est au moins autant un proche de M. Sarkozy qu'un défenseur des intérêts de l'Etat. Ça participe d'une stratégie où le président entend aussi asseoir une partie de son influence dans les milieux économiques, par oligarques interposés ou par la volonté de placer untel ou untel", accuse Benoît Hamon. "Ce n'est pas que l'Etat Sarkozy, c'est le patronat Sarkozy. Si on veut avoir un Etat impartial, il aurait été intéressant de discuter avec la commission des Finances du Parlement du choix de celui qui pourrait être le meilleur représentant de l'Etat", estime-t-il.
Les exclus reviennent dans le jeu
A l'Elysée, on confirmait dimanche matin qu'une réunion a eu lieu samedi au sujet de la fusion mais on nie qu'une décision ait été prise concernant le dirigeant de la future banque. Depuis Berlin, Nicolas Sarkozy a assuré qu'une décision sur la fusion interviendrait "cette semaine". "Le processus de fusion progresse", a-t-il ajouté. Le gouvernement avait ces derniers jours demandé aux deux banques, dont les comptes devraient être dans le rouge en 2008 en raison de la crise financière, de présenter un plan de fusion d'ici au 26 février, date de la présentation de leurs comptes annuels 2008.
Selon une source proche du dossier citée par l'agence Reuters, l'Etat détiendra une participation d'environ 15 à 20% au sein du nouvel ensemble, ce qui représenterait un montant de cinq milliards d'euros. La présence de l'Etat sera la même que dans la Société Générale ou BNP, a précisé cette source, ajoutant que l'Etat n'aurait pas de représentant au conseil d'administration. Mais rien n'est arrêté. Le périmètre du rapprochement fait en effet encore l'objet de discussions. "D'autres participations exclues jusqu'à samedi reviennent dans le jeu", a déclaré cette source, confirmant que le Crédit foncier ne serait pas inclus dans le futur deuxième groupe bancaire français.
D'après agence
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