Image d'archives © TF1Selon Les Echos datés de vendredi, le gouvernement a présenté mercredi un projet de décret supprimant tous les plafonds d'heures supplémentaires encore en place dans les trois fonctions publiques : Etat, territoriale, hospitalière. Cette décision doit permettre aux 5,2 millions de fonctionnaires de travailler jusqu'aux 48 heures par semaines autorisées par une directive européenne.
Les syndicats de la fonction publique hospitalière ont rompu le dialogue, pour l'instant. Ils craignent, selon Les Echos, que ce déplafonnement prépare de nouvelles suppressions de postes : moins de fonctionnaires qui devront travailler davantage. Les appréhensions sont identiques du côté de l'Education nationale.
30.000 suppressions d'emplois
Nicolas Sarkozy a répété jeudi soir qu'il s'en tiendrait à la "règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux". Le chef de l'Etat a assuré que cette décision ramènerait la France "au même nombre de fonctionnaires qu'en 1992", quand François Mitterrand était président. "Je n'ai pas le souvenir que la France était alors sous-administrée", a-t-il argué.
Le Premier ministre François Fillon, le ministre de la Fonction publique Eric Woerth et celui de la Relance Patrick Devedjian ont chiffré à 30.000 le nombre de suppressions d'emplois en 2009. Pour les syndicats, face à la crise, l'Etat employeur devrait montrer l'exemple en préservant les emplois et donc en commençant par un report de la réforme. Gérard Aschieri de la FSU, premier syndicat de la fonction publique, a demandé "au minimum un moratoire".
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