51 millions de bonus pour les managers d'une filiale

le 25 mars 2009 à 08h08 , mis à jour le 25 mars 2009 à 19h48

Selon Libération, les managers de Cheuvreux, une filiale du Crédit Agricole, vont se verser 51 millions de bonus, alors que 75 employés vont être licenciés.

banque crédit agricoleLe Crédit Agricole © TF1/LCI

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Après Valeo, et le parachute doré de son ex-PDG,  Libération affirme mercredi que les managers de Cheuvreux, la filiale en courtage du Crédit Agricole, vont  se verser 51 millions d'euros de bonus, alors qu'un plan de restructuration prévoit d'économiser 32 millions d'euros en 2009, notamment en licenciant 75 employés. De sinformations en partie confirmée par la banque, puisqu'un communiqué du Crédit Agricole a effectivement évoqué l'existence de bonus au titre de 2008 à ses salariés de sa filiale de courtage, tout en précisant qu'ils seraient en très forte baisse pour 2009, et qu'elle mettait en place un plan social, qui concerne en France 31 personnes.

Or, le Crédit agricole fait partie des établissements bancaires qui ont reçu de l'argent public via le plan de soutien à la filière mis en place par le gouvernement (trois milliards d'euros selon Libération). D'où un nouveau tollé.

"Ils n'ont pas intérêt à les toucher ces bonus !"

"Ce qui me choque dans l'affaire de cette filiale du Crédit agricole, c'est que le PDG a renoncé à sa part variable de rémunération parce qu'il y avait une part de l'Etat. Alors, l'exemplarité ça concerne tout le monde, même les filiales", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand sur Europe 1. "Ils n'ont pas intérêt à les toucher ces bonus! Rémunérer la réussite fait partie des valeurs qu'il faut avoir mais rémunérer l'échec : il n'en est pas question! L'argent public ne sert pas à financer les bonus privés, l'argent du contribuables permet de sauver des établissements bancaires de la faillite pas à rémunérer les bonus de quelques uns", a-t-il ajouté. 

Autre réaction, celle d'Alain Juppé. "Dans cette situation où les plans sociaux se multiplient, c'est une espèce de défi au bon sens et à la morale. Il faut faire cesser ces comportements qui ne sont pas acceptables", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal+. Il fait cependant le distingo entre les entreprises aidées par l'Etat et les autres établissements.   Dans le premier cas, "il faut interdire ces comportements", alors que dans le second se pose un problème de concurrence internationale. "Il faut regarder avec le patronat si l'auto-discipline fonctionne. Si cela ne se met pas en place, je ne suis pas hostile à ce qu'on légifère", a-t-il expliqué.

D'après agence

le 25 mars 2009 à 08:08
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3 Commentaires

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  • JGH, le 25/03/2009 à 09h59

    Une entreprise qui verse des bonnus à ses dirigeants peut-elle vraiment se considérer en difficulté financière et obtenir les aides adéquates ? le gain réalisé par le llicement de personnel ne sert-il pas, parfois, tout simplement à augmenter le rentabilité, les profits et permetre d'e multiplier encore les "cadeaux" aux dirigeants .?

  • Sylvain, le 25/03/2009 à 09h36

    S.V.P. PUBLIEZ-MOI ; Je ne comprends pas M. XAVIER BERTRAND il dit, je cite : Rémunérer la réussite fait partie des valeurs qu'il faut avoir mais rémunérer l'échec : il n'en est pas question! -- Attandez quand un ouvrier fait un travail il est paie pour ce travail ?, s'il le fait bien il restera dans l'entreprise et il gagnera son salaire, S'il ne travaille pas correctement il sera un jour licencié et il devra chercher un gagne pain ailleurs, pourquoi c'est pas pareil avec les cadres ? , alors si je comprends bien un cadre à le choix entre travailler bien ou ne pas travailler bien à LUI LE CHOIX de son salaire , NON ?.

  • Baron von bubba, le 25/03/2009 à 08h19

    Imaginer les licenciés qui devront en plus payés ll'argent inutilement donner par l'état Enfin bon les riches devienent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, je ne vois pas en quoi c'est une crise ( coluche ).

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