Service minimum contre bonus maximum

Par O. L. avec agences, le 30 mars 2009 à 16h20 , mis à jour le 30 mars 2009 à 22h57

François Fillon a présenté lundi un décret a minima sur la rémunération des chefs d'entreprise publiques ou aidées par l'Etat (banques, constructeurs automobiles).

Lagarde Fillon HortefeuxFrançois Fillon et les ministres de l'Economie et du Travail le 30 mars © TF1

L'analyse d'Eric Revel : Fillon "fait de la politique"
Le point sur ce décret 


 
"La question n'est pas de savoir si ce décret est en deçà des attentes des Français mais s'il met un terme à des pratiques insupportables", a vertement répliqué François Fillon à un journaliste qui évoquait déjà une déception. Les rémunérations et bonus des dirigeants des entreprises aidées par l'Etat seront encadrées jusqu'à fin 2010, avait annoncé lundi le Premier ministre, présentant un décret sur les rémunérations des patrons limité aux entreprises aidées ou gérées par l'Etat.

Lors d'une conférence de presse à Matignon, il a évoqué "des règles de temps de crise", qui s'appliqueront à partir de mardi et au moins "jusqu'à la fin de 2010". François Fillon a évoqué trois cas de figure : grandes banques et constructeurs  automobiles aidés par l'Etat, entreprises publiques et les autres, notamment celles où est entré le Fonds stratégique d'investissement (FSI) de l'Etat. Pour les banques et constructeurs automobiles aidés, "leurs dirigeants devront renoncer aux stock-options et aux actions gratuites, et accepter que les parts variables et exceptionnelles (bonus, ndlr) de leur rémunération soient stricement encadrées, de même que les éventuelles indemnités de départ", a déclaré le Premier ministre. Les bonus seront interdits en cas "d'importants licenciements".
"Les entreprises publiques devront respecter des règles et principes de gouvernance de haut niveau en termes éthiques", a-t-il ajouté, flanqué de Brice Hortefeux (Travail) et Christine Lagarde (Economie). Les "parts variables" de leurs rémunérations, ainsi que leurs indemnités de départ (parachutes dorés), seront encadrées. A ce jour, les seules entreprises concernées sont les six grandes banques françaises (Société générale , BNP Paribas , Crédit agricole , Banques populaires, Caisses d'Epargne, Crédit Mutuel) et les deux groupes automobiles Renault et PSA.
"Comportement irresponsable de quelques uns"
Les autres entreprises doivent se conformer au code de bonne conduite édicté par le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep). François Fillon a annoncé la mise en place d'un comité des sages chargé de veiller à ce que les dirigeants "des entreprises mettant en oeuvre un plan social ou recourant au chômage partiel reconsidèrent l'ensemble de leurs rémunérations". Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) devra de son côté "prendre en compte dans sa politique d'investissement et dans le cadre de sa participation à la gouvernance des sociétés (...) dans lesquelles il investit, le respect des règles et principes" s'appliquant aux entreprises publique, précise le décret.
François Fillon a fustigé le "comportement irresponsable de quelques uns (qui) jette l'opprobre sur les dirigeants d'entreprise en général", relevant qu'il s'agissait pour le gouvernement "de faire pression sur ceux qui sont récalcitrants". "La France est la première place financière importante en Europe à se doter d'un texte réglementaire qui s'applique de manière stricte à l'ensemble des entreprises bénéficiant d'un soutien public exceptionnel dans le cadre de la crise financière", a-t-il souligné.  Le Premier ministre n'a pas souhaité étendre ces limites à d'autres entreprises pointant qu"aucun pays développé au monde" ne l'avait fait.
Par O. L. avec agences le 30 mars 2009 à 16:20
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15 Commentaires

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  • JEAN REDEMANDE, le 30/03/2009 à 22h33

    Ce sont quand même des petits sous par rapport a ce que prennent les ACTIONNAIRES.

  • BOUBOU339, le 30/03/2009 à 22h28

    Il était beaucoup plus simple et plus juste de supprimer le bouclier fiscal et de les imposer tous au même titre que les revenus plus modestes.

  • Stéphanois, le 30/03/2009 à 22h02

    Je suggère à ceux qui ne sont pas satisfaits, ni des mesures, ni sans doute de leur situation personnelle, de devenir patron! Vous verrez, ils ne font que compter leurs millions...

  • Caramelle, le 30/03/2009 à 19h03

    J'ai essayé d'y croire, un effet d'annonce, dans le brouillard on ne voit pas tomber les parachuttes.

  • Olivier, le 30/03/2009 à 19h01

    Les commentaires font très gauche aigrie et jalouse, pauvre France

  • Yves, le 30/03/2009 à 18h47

    Qu'on leurs donne un salaire d'ouvrier , et on verra comment il boucleront leurs fins de mois ....

  • Nossim, le 30/03/2009 à 18h38

    Quand Fillon dit "qu'aucun pays développé au monde ne l'avait fait". il a tord les Pays Bas qui ne sont pas connus pour être un pays sous développé siège d'Airbus l'ont fait.

  • Alain, le 30/03/2009 à 18h25

    Pourquoi l'ami des PDG ferait-il de la peine à ses copains ?

  • Poe, le 30/03/2009 à 18h07

    Ce weekend les grands patrons ont passée de mauvaises nuit en pensant à votre décret Mr Fillon, maintenant ils vont pouvoir dormir à poing fermés. Et je soupçonne même qu'ils vont attraper des fou-rires en pensant à vos mesures.

  • Michel, le 30/03/2009 à 18h05

    Enfin quelque chose de prévue aurait dit Coluche ! ! !

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