© SXC.HU > L'analyse d'Eric Revel : Fillon "fait de la politique" |
"Le Premier ministre, François Fillon, a dévoilé lundi un décret en ce sens qui encadre par ailleurs strictement les rémunérations variables des dirigeants pour corriger les "abus" (Lire notre article). Voici les principales réactions.
Le PS : "Il ne s'attaque en rien aux racines du mal"
"Cette annonce est parfaitement insuffisante et ne répond pas aux abus constatés jour après jour". "Le président de la République et le gouvernement agissent plus par peur d'un débat transparent et contradictoire (au Parlement, NDLR), y compris au sein de la majorité, que par volonté de limiter les abus". "Les mesures du décret ne concernent que quelques rares dirigeants dans quelques rares entreprises. Il ne s'attaque qu'à quelques rémunérations exceptionnelles, les stock-options et les bonus, et non à l'ensemble des rémunérations, et il ne le fait que temporairement, pour les deux années qui viennent. Il ne s'agit au fond que d'un décret alibi qui ne s'attaque en rien aux racines du mal".
La CGT : "C'est très, très réducteur"
Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, "la rémunération des dirigeants d'entreprise ne se limite pas au cas où de l'argent public intervient pour faire face à cette crise. Il y a dans le secteur privé, sans qu'il y ait d'aide publique, des niveaux de rémunération, des parachutes dorés, des rémunérations variables qui sont considérables et sont disproportionnées par rapport aux politiques salariales des entreprises". "Ça ne m'étonne pas que le Medef ne soit pas très mécontent de voir un projet de décret qui, en fait, va concerner quelques dirigeants d'entreprise et non pas la masse des rémunérations au niveau des directions".
FO : "Ça doit être pour toute les entreprises"
"Ils nous ont expliqué le décret, c'est une première étape. Ils nous ont dit, et nous on a insisté pour que ça aille plus loin, y compris au niveau international, on demande un plafonnement des rémunérations". "Ce n'est pas simplement dans les entreprises où il y a une aide de l'Etat, ça doit être systématiquement un plafonnement des rémunérations, ça doit être pour toutes les entreprises", a dit Jean-Claude Mailly, le secrétaire général.
CFDT : "La naïveté du gouvernement"
C'est un décret pour deux ans et le sentiment que j'ai par rapport à la crise, et c'est aussi le sentiment qu'on a par rapport à la préparation du G20, c'est que beaucoup pensent que c'est un mauvais moment à passer et qu'après deux ans, tout doit recommencer comme avant". "Au contraire, je crois que l'enjeu du G20 comme l'enjeu de ce type de décret, c'est de faire en sorte que ce type de fonctionnement particulier du capitalisme financier se modifie". "Je suis surpris de la naïveté avec laquelle le gouvernement a traité ce problème-là. On avait dit à la dernière réunion de préparation du G20 qu'il fallait que lorsque l'Etat donnait de l'argent ou prêtait de l'argent à une entreprise, qu'il rentre dans la gouvernance de l'entreprise. Il ne l'a pas fait, et aujourd'hui il est obligé de prendre cette mesure. Donc c'était très naïf", a estimé François Chérèque.
DLR : "Hélas, une mesurette de plus"
Le président de Debout la République Nicolas Dupont-Aignan : "le décret anti-bonus pris aujourd'hui avec force tambours et trompettes, n'est hélas qu'une mesurette de plus". Il "pêche par trois insuffisances graves: son champ d'application et son contenu sont bien trop restreints", "cette mesure est limitée dans le temps et révocable à tout moment", le décret "ne s'attaque aucunement aux autres injustices flagrantes, notamment fiscales, que la crise a rendues insupportables". "Plutôt que de faire semblant, le pouvoir doit saisir le Parlement d'une vaste loi".
MPF et CPNT : "mettre fin aux parachutes dorés indus des commissaires"
Philippe de Villiers et Frédéric Nihous "dénoncent le système scandaleux de rémunération des commissaires européens qui perçoivent des salaires équivalents aux chefs d'Etats (...)". Ils "demandent aux chefs d'Etat de l'Union Européenne de mettre fin aux parachutes dorés indus des commissaires".
NPA : "Un trompe l'œil"
"La montagne accouche d'une souris", car "les patrons ont échappé au débat public et aux contraintes d'un texte législatif, estime le Nouveau Parti Anticapitaliste.
Le PS : "Il ne s'attaque en rien aux racines du mal"
"Cette annonce est parfaitement insuffisante et ne répond pas aux abus constatés jour après jour". "Le président de la République et le gouvernement agissent plus par peur d'un débat transparent et contradictoire (au Parlement, NDLR), y compris au sein de la majorité, que par volonté de limiter les abus". "Les mesures du décret ne concernent que quelques rares dirigeants dans quelques rares entreprises. Il ne s'attaque qu'à quelques rémunérations exceptionnelles, les stock-options et les bonus, et non à l'ensemble des rémunérations, et il ne le fait que temporairement, pour les deux années qui viennent. Il ne s'agit au fond que d'un décret alibi qui ne s'attaque en rien aux racines du mal".
La CGT : "C'est très, très réducteur"
Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, "la rémunération des dirigeants d'entreprise ne se limite pas au cas où de l'argent public intervient pour faire face à cette crise. Il y a dans le secteur privé, sans qu'il y ait d'aide publique, des niveaux de rémunération, des parachutes dorés, des rémunérations variables qui sont considérables et sont disproportionnées par rapport aux politiques salariales des entreprises". "Ça ne m'étonne pas que le Medef ne soit pas très mécontent de voir un projet de décret qui, en fait, va concerner quelques dirigeants d'entreprise et non pas la masse des rémunérations au niveau des directions".
FO : "Ça doit être pour toute les entreprises"
"Ils nous ont expliqué le décret, c'est une première étape. Ils nous ont dit, et nous on a insisté pour que ça aille plus loin, y compris au niveau international, on demande un plafonnement des rémunérations". "Ce n'est pas simplement dans les entreprises où il y a une aide de l'Etat, ça doit être systématiquement un plafonnement des rémunérations, ça doit être pour toutes les entreprises", a dit Jean-Claude Mailly, le secrétaire général.
CFDT : "La naïveté du gouvernement"
C'est un décret pour deux ans et le sentiment que j'ai par rapport à la crise, et c'est aussi le sentiment qu'on a par rapport à la préparation du G20, c'est que beaucoup pensent que c'est un mauvais moment à passer et qu'après deux ans, tout doit recommencer comme avant". "Au contraire, je crois que l'enjeu du G20 comme l'enjeu de ce type de décret, c'est de faire en sorte que ce type de fonctionnement particulier du capitalisme financier se modifie". "Je suis surpris de la naïveté avec laquelle le gouvernement a traité ce problème-là. On avait dit à la dernière réunion de préparation du G20 qu'il fallait que lorsque l'Etat donnait de l'argent ou prêtait de l'argent à une entreprise, qu'il rentre dans la gouvernance de l'entreprise. Il ne l'a pas fait, et aujourd'hui il est obligé de prendre cette mesure. Donc c'était très naïf", a estimé François Chérèque.
DLR : "Hélas, une mesurette de plus"
Le président de Debout la République Nicolas Dupont-Aignan : "le décret anti-bonus pris aujourd'hui avec force tambours et trompettes, n'est hélas qu'une mesurette de plus". Il "pêche par trois insuffisances graves: son champ d'application et son contenu sont bien trop restreints", "cette mesure est limitée dans le temps et révocable à tout moment", le décret "ne s'attaque aucunement aux autres injustices flagrantes, notamment fiscales, que la crise a rendues insupportables". "Plutôt que de faire semblant, le pouvoir doit saisir le Parlement d'une vaste loi".
MPF et CPNT : "mettre fin aux parachutes dorés indus des commissaires"
Philippe de Villiers et Frédéric Nihous "dénoncent le système scandaleux de rémunération des commissaires européens qui perçoivent des salaires équivalents aux chefs d'Etats (...)". Ils "demandent aux chefs d'Etat de l'Union Européenne de mettre fin aux parachutes dorés indus des commissaires".
NPA : "Un trompe l'œil"
"La montagne accouche d'une souris", car "les patrons ont échappé au débat public et aux contraintes d'un texte législatif, estime le Nouveau Parti Anticapitaliste.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





