Fiat et Chrysler, un moins grand mariage que prévu

le 31 mars 2009 à 07h44 , mis à jour le 31 mars 2009 à 07h53

Le constructeur italien va prendre 20% du capital de son concurrent américain en difficulté. En échange, Chrysler va accéder à la technologie de Fiat.

Logo du constructeur automobile FiatLogo du constructeur automobile Fiat © TF1/LCI

Ce sera - dans un premier temps - moins qu'annoncé. Le constructeur italien Fiat ne devrait prendre que 20% du capital de son concurrent en difficulté  Chrysler, révèle le Wall Street Journal. Le projet initial, dévoilé par les deux groupes en janvier, prévoyait l'octroi à Fiat de 35% du capital de Chrysler en échange d'un accès à sa technologie. La réduction - temporaire - des ambitions de Fiat est destinée à faciliter les négociations en cours entre Chrysler et le Trésor américain, ajoute le journal économique.

Plus d'infos

 
L'administration de Barack Obama a donné un mois à Chrysler pour signer un accord définitif avec Fiat, présenté comme un élément fondamental d'un retour à la rentabilité du plus petit des constructeurs américains. En cas d'accord, l'Etat versera à Chrysler les 6 milliards de dollars qu'il demande. Fiat ne sera pas autorisé à porter sa participation dans Chrysler au delà de 49% tant que cette somme n'aura pas été remboursée. Au départ, le groupe italien s'était vu reconnaître la possibilité de monter à 55%.
 
Des "obstacles significatifs à résoudre"
 
Le fonds Cerberus, actuel actionnaire majoritaire de Chrysler, avec 80% du capital, devrait à l'inverse voir sa participation très fortement réduite. Un responsable de l'équipe gouvernementale, s'exprimant sous couvert  d'anonymat, a fait valoir que la participation de Cerberus ne valait plus rien, alors que l'Etat a déjà renfloué le groupe à hauteur de 4 milliards. Mais Cerberus continuera à conserver le contrôle de la société de crédit  automobile du groupe, Chrysler Financial, ajoute le quotidien.
 
Selon le Wall Street Journal, le gouvernement américain a donné instruction à Chrysler de se débarrasser de "la vaste majorité" de sa dette garantie de 9 milliards de  dollars qu'il n'est pas en mesure de supporter, même avec un appui de Fiat. Cette dette garantie, qui bénéficie d'une priorité de remboursement en cas de faillite, est entre les mains de grandes institutions financières américaines comme JPMorgan Chase, Citibank et Goldman Sachs.
 
D'après agence

le 31 mars 2009 à 07:44
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