Le plan à trois se confirme

le 24 mars 2009 à 07h01 , mis à jour le 24 mars 2009 à 16h47

Le projet de rapprochement entre la Matmut, Macif et Maif a été officialisé ce mardi. Il devrait donner naissance à un poids lourd de l'assurance.

Bouchons routes embouteillages © TF1/LCI

Trois assureurs mutualistes, la Matmut, Macif et Maif, ont annoncé ce mardi leur rapprochement, illustrant une nouvelle fois le processus de concentration que connaît l'assurance de dommages en France. Ce rapprochement va donner naissance à un poids lourd assurant plus de 11 millions de véhicules et 7 millions d'habitations. L'union des trois assureurs prendra la forme d'une Société de groupe d'assurance mutuelle, sorte de holding chapeautant les trois groupes. Ce type de structure constitue la principale forme d'union chez les assureurs mutualistes et est souvent préféré à la fusion. "Notre objectif est de travailler ensemble pour accélérer la croissance" des trois mutuelles, a déclaré Daniel Havis, PDG de la Matmut, lors d'une conférence de presse. 
 
Ce rapprochement "est un mouvement inéluctable", estime un responsable du  marché assurance chez Ernst & Young. L'union annoncée ce mardi fait, en effet, écho à celle de MMA, Maaf et GMF, réunis sous l'étendard Covéa depuis 2005. En passant sous le statut de Sgam,  Macif, Maif et Matmut imiteront ainsi Covéa en se dotant d'une structure de tête  souple, permettant la mise en commun de moyens informatiques et de canaux de distribution.
 
L'avenir incertain des assureurs de taille moyenne
 
L'ensemble Macif-Maif-Matmut plus Covéa, Groupama et Axa, pèsera 70% du  chiffre d'affaires de l'assurance auto en France. Les petits acteurs se retrouvent donc enserrés entre ces géants et les banques, de  plus en plus présentes en assurance dommages. "Le compte à rebours a commencé pour les petits assureurs", affirme un  spécialiste du secteur. "J'ai même des doutes sur l'avenir d'assureurs de taille moyenne", ajoute-t-il.
 
Il souligne notamment "l'importance des budgets de marketing", qui s'est  renforcée avec le changement de stratégie des mutualistes, désormais convaincus  d'investir massivement en publicité. L'effet de taille offre la possibilité d'économies d'échelle, déterminantes  dans un univers déjà extrêmement concurrentiel sur les prix. Un contexte de marché encore accentué par la crise financière et économique.

D'après agence

le 24 mars 2009 à 07:01
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