L'ultimatum du gouvernement aux patrons

le 25 mars 2009 à 13h54 , mis à jour le 26 mars 2009 à 09h15

Au cours d'une réunion à l'Elysée mercredi soir, Nicolas Sarkozy a souhaité que puisse s'appliquer au plus vite une réglementation sur les bonus des patrons d'entreprises aidées par l'Etat.

nicolas sarkozyNicolas Sarkozy à Saint-Quentin, le 24 mars 2009 © TF1/LCI

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Stock-options : "On se rapproche de la nécessité d'une loi"
 
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Si les patrons ne parviennent pas à adopter des mesures limitant suffisamment les rémunérations excessives, le gouvernement tranchera. Et cela risque d'aller vite. Lundi soir, une réunion sur le sujet s'est tenue à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy, en présence notamment du Premier ministre, François Fillon.

Selon le président centriste de la commission des Finances au Sénat Jean Arthuis, qui participait à la réunion, "le président de la République nous a dit qu'il fallait mettre en cohérence des mesures sur les bonus, les indemnités de départ, les distributions d'actions gratuites, les stock-options pour les sociétés aidées par l'Etat et que l'objectif est de régler par voix de convention ce qui peut l'être". "Tout ça va être expertisé par Matignon d'ici lundi matin", a-t-il également affirmé. Plusieurs participants ont confirmé qu'"a priori, il n'y a pas besoin de base législative", ceci pouvant passer "par voie réglementaire" afin de "pouvoir s'appliquer au plus vite". La décision pourrait être prise à Matignon "en début de semaine prochaine", a également confirmé l'un des participants.

"Ne pas aller de rodomontade en fanfaronnade"

Il faut dire que les mauvais exemples s'accumulent. Après le parachute doré de l'ex-PDG de Valeo en début de semaine, c'est au tour des 51 millions de bonus versés aux managers de Cheuvreux, une filiale du Crédit Agricole, de créer la polémique. Mardi soir, Nicolas Sarkozy a estimé à Saint-Quentin qu'"il ne doit plus y avoir de parachutes dorés, il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en œuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel". Mercredi matin, sur France Inter, Henri Guaino, le conseiller spécial du président, avait précisé que le patronat devait faire des propositions sur la rémunération des dirigeants d'entreprise avant le 31 mars, et que ceci n'est "pas une invitation" du gouvernement mais "un ultimatum". "S'il n'y a pas d'avances significatives" et "à défaut de réponses claires et précises des organisations patronales, le gouvernement légifèrera", a déclaré mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Mais pour la présidente du Medef, Laurence Parisot, son organisation n'a "ni le pouvoir ni le désir d'imposer" des règles en matière de rémunération des dirigeants à toutes les entreprises de France. "Je crois qu'il faut faire attention en ce moment à ne pas aller de rodomontade en fanfaronnade. C'est comme ça que la sauce peut monter très vite, alors qu'il me semble très important aujourd'hui, premièrement de savoir raison garder, deuxièmement d'avoir une ligne directrice claire", a affirmé sur France 2 Laurence Parisot.

(D'après agence)

le 25 mars 2009 à 13:54
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