© DR / Natixis / LCI.fr / R. B. Natixis, au coeur d'une nouvelle polémique sur les rémunérations, a versé 70 millions d'euros de bonus à 3.000 salariés au titre de l'exercice 2008, un montant en recul de 73% par rapport à 2007, a indiqué vendredi une porte-parole de la banque française.
Cette enveloppe "concerne 3.000 collaborateurs" qui travaillent dans sa division de banque de financement et d'investissement et "ne récompense que les performances positives", a précisé une porte-parole. Parmi les 1.000 traders travaillant pour Natixis, seulement "un tiers" d'entre eux ont touché une part variable, sous réserve qu'ils aient dégagé un résultat positif. Ce montant, qui s'inscrit en recul de 73% par rapport à 2007, se répartit équitablement entre la France et l'international, a-t-on ajouté. La porte-parole a rappelé que les dirigeants de Natixis avaient renoncé en décembre à toute rémunération variable et qu'aucune stock-option ne leur avait été attribuée.
Pas de commentaire
Le quotidien Les Echos, reprenant une information parue dans le quotidien financier en ligne Agefi, a indiqué dans son édition de vendredi que Natixis avait versé 90 millions d'euros à ses traders. Cette information a suscité de vives réactions car Natixis, lourdement déficitaire en 2008 et qui a annoncé un plan social, a bénéficié d'une aide de l'Etat en fonds propres. Le chiffre de 90 millions inclut les charges patronales, a précisé la porte-parole.
Vendredi, François Fillon a refusé de commenter "spécifiquement" cette nouvelle "affaire". "Personne n'a la moindre critique, en tout cas pas moi, à l'égard de ceux qui font gagner beaucoup d'argent à leur entreprise et qui du coup en gagnent beaucoup, mais il n'est pas normal qu'à l'inverse, quand les mêmes font perdre de l'argent à leur entreprise ils ne soient pas sanctionnés", a déclaré le Premier ministre.
Plusieurs "exigences" de la France
Le chef du gouvernement a rappelé qu'il était en "train de préparer un décret qui visera à interdire toutes les distributions de stock-options, tous les bonus dans les entreprises que l'Etat aide directement parce qu'elles sont confrontées à la crise". Le gouvernement va ainsi donner "des instructions extrêmement précises aux représentants de l'Etat qui siègent dans les conseils d'administration" afin "qu'ils s'opposent à des décisions qui ne seraient pas équitables et conformes à cette éthique", a précisé François Fillon.
Enfin, a-t-il rappelé, le président Nicolas Sarkozy défendra au G20 la semaine prochaine à Londres plusieurs "exigences" de la France dont une "réforme des rémunérations des opérateurs financiers" parce que "nous ne voulons plus qu'ils soient incités par un système irresponsable à prendre des risques qui sont irresponsables". Le chef du gouvernement n'a pas évoqué une autre option que celle du décret alors que le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a été plus prudent vendredi matin, estimant que "si après expertise juridique il n'est pas possible de faire un décret", il y aura "un amendement à la loi de finances rectificative" 2009.
(D'après agences)
| BNP Paribas : pas de stocks options pour les cadres dirigeants |
BNP Paribas ne distribuera pas de stock-options à ses cadres dirigeants en 2009, rapporte vendredi le Financial Times sans citer ses sources. Michel Pébereau et Baudouin Prot, les deux plus hautsdirigeants de la BNP, avaient déjà annoncé en début d'année qu'ils renonçaient à la part variable de leur rémunération, se conformant ainsi aux exigences de l'Elysée. Les porte-parole de la banque de la rue d'Antin n'étaient pas immédiatement disponibles pour commenter cette information qui tombe en pleine polémique sur les rémunérations des grands patrons et des cadres du secteur financier. BNP Paribas convoque aujourd'hui ses actionnaires pour approuver l'émission pour 5,1 milliards d'euros d'actions de préférence en faveur de l'Etat français dans le cadre du plan de soutien au secteur bancaire. |
(D'après agence)
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