Barack Obama, le 17 février 2009 à Denver © TF1-LCI| Obama "démissionne" le patron de GM |
Tout se résume en une promesse. "Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas et nous ne laisserons pas disparaître notre industrie automobile", a lancé lundi le président américain en annonçant son plan de sauvetage du secteur, incluant des aides aux constructeurs et des incitations à l'achat. Barack Obama a cependant averti qu'"il y a des emplois qui ne pourront être sauvés et des usines qui ne rouvriront pas" et que "des choix difficiles" devront être faits par les groupes General Motors et Chrysler, soutenus par les deniers de l'Etat.
La crise du secteur automobile américain est due à "des erreurs de direction" commises à la fois par les constructeurs de Détroit et par le gouvernement américain, a-t-il estimé. Mais "ce secteur est comme aucun autre un emblème de l'esprit américain et un symbole passé comme à venir de la réussite de l'Amérique", a-t-il fait valoir. "C'est un pilier de notre économie".
Dépôt de bilan
Pour sortir General Motors et Chrysler de l'ornière, Barack Obama a annoncé une série d'aides financières, tout en suggérant que les constructeurs automobiles en difficultés déposent leur bilan et se placent sous contrôle judiciaire, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, "pour les aider à se restructurer et à sortir plus forts" de la crise. Afin de soutenir les ventes en chute dans le secteur automobile aux Etats-Unis, le président a par ailleurs promis la mise en place de mesures fiscales favorisant notamment l'achat de voitures "propres".
Dans un rapport publié plus tôt lundi, le groupe de travail sur l'automobile mis en place par le président américain recale les plans de restructuration élaborés par General Motors et Chrysler et les somme de présenter des solutions "viables" pour obtenir une nouvelle aide de l'Etat. Ce groupe de travail adresse un ultimatum de 60 jours au premier constructeur américain General Motors. GM a annoncé lundi qu'il intégrait désormais dans ses plans la possibilité d'un dépôt de bilan, éventualité qu'il récusait jusqu'alors pour son impact prévisible sur ses ventes aux Etats-Unis. Son concurrent Chrysler a 30 jours pour conclure un accord définitif avec le groupe italien Fiat, qui doit lui apporter la technologie et les modèles dont il a cruellement besoin.
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