3 février. Rare mea culpa : "J'ai foiré", admet le président sur CNN après avoir dû se séparer de deux collaborateurs, dont un ministre, en délicatesse avec le fisc. © TF1/LCICela ressemble à un film noir dans lequel un homme devenu trop gênant doit être liquidé au plus vite. Barack Obama n'est pas un parrain de la mafia, mais l'assureur AIG et ses scandales quotidiens (voir notre article) n'en finissent pas de perturber les débuts de son administration. Le président américain a donc tranché, sans états d'âme : AIG sera purement et simplement liquidé. Le plus vite possible.
C'est son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, qui l'a annoncé. AIG, au centre d'une vaste polémique sur les primes versées à ses dirigeants en dépit de ses pertes colossales et les sommes records versés à des banques européennes, va disparaître. Avec l'actuel PDG d'AIG Edward Liddy, auquel il a apporté son soutien, "nous allons travailler sur des mesures pour liquider AIG de manière ordonnée et pour protéger le contribuable américain", a assuré le ministre.
Edward Liddy a pour sa part reconnu que "Des erreurs ont été commises à AIG, et à une échelle que peu de gens auraient pu imaginer", a t-il affirmé mercredi dans le Washington Post. "Je suis attentif à l'indignation des Américains et à l'appel du président (Barack Obama) pour une réduction du système d'indemnisation. Je suis aussi conscient que chaque décision prise au sein d'AIG a des répercussions sur le contribuable américain", conclut le dirigeant d'AIG qui doit être entendu mercredi par le Congrès américain.
Remboursez !
Dans une lettre adressée à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, Timothy Geithner a même précisé rechercher "tous les moyens responsables pour accélérer cette liquidation ordonnée". AIG a enregistré l'an dernier la perte la plus élevée jamais subie par une société américaine (99,3 milliards de dollars) et a dû faire l'objet de quatre plans successifs d'aide de l'Etat qui portent l'addition potentielle pour les finances publiques à 180 milliards de dollars.
Timothy Geithner, dont la missive a été rendue publique par ses services, a précisé qu'AIG devra rembourser l'intégralité des primes controversées, d'un montant de 165 millions de dollars. Et les fonds supplémentaires que doit lui verser l'Etat seront réduits d'autant, a-t-il ajouté. Le ministre a précisé avoir demandé à Edward Liddy de supprimer "les centaines de millions de dollars" de primes encore dues par le groupe cette année. Le patron d'AIG, dont le capital est détenu à 79,9% par l'Etat depuis sa quasi-faillite de l'automne, s'est engagé à appliquer en la matière les lignes directrices fixées par le gouvernement pour les entreprises bénéficiant de fonds publics
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