Christine Lagarde à Europe 1, le 22 mars 2009. © TF1/LCIAprès Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde a encore haussé le ton dimanche contre les dirigeants de la Société générale , à qui elle a demandé de renoncer à l'attribution de stock-options. Plus globalement, la ministre de l'Economie, invitée sur Europe 1, s'est interrogée sur la "pertinence" des stock-options, un mode de rémunération qui comporte "des tas de faiblesses", envisageant une loi pour les encadrer.
Vendredi, devant le tollé, la Société générale a annoncé que ses quatre dirigeants ayant bénéficié de stock-options ne les lèveraient pas tant que la banque bénéficierait d'un appui financier de l'Etat, sans pour autant revenir sur l'attribution de ce bonus. Mais la ministre de l'Economie espère, elle, que la banque renoncera à ce type de redistribution. "J'espère vivement que les dirigeants de la Société générale auront le sens de l'intérêt général pour aller plus loin. En tout cas, moi, je ne m'en contente pas", a déclaré Christine Lagarde ajoutant "qu'l serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général".
"S'il faut passer par la loi, nous passerons par la loi"
Frappée en 2008 par l'un des plus grands scandales de trading de l'histoire, la Société générale a reçu 1,7 milliard d'euros de l'Etat en décembre dernier. "Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n'est pas admissible quand il y a des aides publiques", a tonné Nicolas Sarkozy vendredi. Dimanche, la ministre de l'Economie s'est déclarée "personnellement assez favorable" que l'on mette le "dossier" des stock-options "sur la table". Il s'agit de vérifier si ce mode de rémunération est "efficace et moral". "S'il faut passer par la loi, nous passerons par la loi", a-t-elle prévenu, évoquant également la "voie fiscale". Une voie déjà choisie par Barack Obama aux Etats-Unis où une loi pour taxer les bonus a été votée.
(D'après agence)
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