Relocalisation à Flins : Bruxelles demande des précisions

le 20 mars 2009 à 09h12 , mis à jour le 20 mars 2009 à 14h46

La constrcution de ce véhicule devrait nécessiter l'emploi de 400 personnes en plus sur le site des Yvelines, a précisé Luc Chatel.

Dacia Renault usine Roumanie automobileImage d'archives © DR

La réaction de Bruxelles n'aura pas tardé. La Commission européenne "va demander des explications des autorités françaises" concernant l'annonce d'une relocalisation d'une partie de la production du constructeur automobile Renault de Slovénie en France. Explications qui sont également arrivées vite : Renault va rapatrier partiellement en France la production de certains modèles de Clio pour répondre à une forte demande.

Luc Chatel l'annonçait en premier vendredi matin sur Europe 1 : Renault va relocaliser la production d'un véhicule, jusqu'à présent fabriqué à l'étranger, dans l'usine de Flins (Yvelines). Cette relocalisation représente l'équivalent d'environ 400 emplois, a précisé le secrétaire d'Etat à l'Industrie. L'annonce a également été faite par le syndicat FO qui précise en outre qu'il s'agit du modèle Clio 2. Toujours selon FO, la production actuelle de cette voiture est estimée à 8000 unités par an.

Plus tard vendredi matin, Renault a confirmé vla création de 400 emplois supplémentaires pour la période juin-octobre afin de produire la Clio 2 Campus. Le constructeur automobile explique en outre qu'il procède ainsi à un réajustement de sa production pour faire face à la demande.

Chaîne de production en Slovénie

Selon le délégué syndical central de la CGT, premier syndicat du groupe, interrogé peu après par Europe 1, il s'agirait d'une chaîne de production actuellement établie en Slovénie. Pour Luc Chatel, cette décision est liée au plan automobile français qui "commence à obtenir des résultats". Le plan automobile, annoncé début février, prévoit 7,8 milliards d'euros pour aider le secteur à sortir de la crise, dont 6 milliards de prêts à taux préférentiels pour Renault et PSA Peugeot Citroën, en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production en France.

Le président Nicolas Sarkozy avait aussi évoqué en février la possibilité que les groupes français relocalisent certaines de leurs productions en France, suscitant en particulier la colère du gouvernement tchèque qui avait mis en garde contre tout protectionnisme.

(D'après agence)

 

le 20 mars 2009 à 09:12
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