© REUTERSGros, très gros, toujours trop gros ? Christophe de Margerie s'est exprimé vendredi matin sur France info sur l'épineuse question des salaires des patrons. Pour le directeur général du groupe Total, "que toute la question de la crise aujourd'hui soit faite sur la base du salaire des patrons, c'est certainement un élément", mais ce n'est pas "le plus important".
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a fait savoir à l'issue du sommet du G20 que de nouvelles règles en matière de rémunération allaient être mises en place à l'échelle mondiale pour récompenser "les performances réelles et plus les échecs". "S'il y a des gens qui veulent légiférer qu'ils le fassent, mais enfin il y a un droit des sociétés qui a été fait par ces mêmes députés", s'est étonné Christophe de Margerie.
"Même si je le divise par deux, il sera toujours trop gros"
"Qu'il y ait une nécessité de voir qu'on ne peut pas avoir à la fois l'aide de l'Etat et des super salaires, c'est très bien", a-t-il affirmé, alors que le Sénat a adopté jeudi un amendement pour interdire l'attribution de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants de sociétés aidées par l'Etat. "Mais sinon, quand vous faites des résultats, quand votre bonus est lié à ces résultats, que les règles sont connues par tout le monde après on peut s'amuser à dire 'ils sont gros, ils sont pas gros'. Même si je le divise par deux, il sera toujours trop gros", a-t-il expliqué.
Le groupe Total a réalisé en 2008 des bénéfices record de 13,9 milliards d'euros et s'est attiré les foudres d'une partie de la classe politique en mars après avoir annoncé la suppression de 555 postes dans son usine de Gonfreville.
D'après agence
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