Image d'archives © TF1/LCILe parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la communication financière de la banque Dexia à la suite d'une plainte d'un actionnaire pour "diffusion d'informations fausses ou trompeuses", a-t-on appris mardi de source judiciaire. Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge. Le ministre de l'Economie François Baroin estime mercredi que la banque franco-belge, en grande difficulté, ne pourra pas conserver sa structure actuelle. Il confirme la piste CDC pour reprendre une partie des activités de Dexia. A l'issue d'un conseil d'administration marathon, la banque sauvée de la faillite en 2008 a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels". Si elle était démantelée, cette banque serait la première européenne victime de la crise de la dette. Rosny-sur-Seine a déposé plainte lundi contre la banque Dexia. En cause : des emprunts contractés par la commune pendant plusieurs années. Montant estimé du préjudice : 400.000 euros. La banque franco-belge annonce qu'elle supprimera 665 postes supplémentaires dans le cadre de nouvelles mesures d'économies. La Belgique, le Luxembourg et la France sont concernés. Selon la presse belge, le groupe bancaire franco-belge envisage de supprimer jusqu'à 800 emplois supplémentaires en plus des 1.500 déjà annoncées.
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L'enquête, confiée aux policiers de la Brigade financière, a été ouverte le 3 avril à la suite d'une plainte déposée le 11 mars par un professeur d'université de Perpignan, Robert Casanovas. Le plaignant avait acheté début 2008 et dans le courant de l'année 113.390 actions de la banque franco-belge alors que le cours s'élevait à environ 15 euros.
Début mars 2009, après l'annonce par la banque qu'elle était exposée à hauteur de 13 milliards d'euros dans les pays d'Europe centrale et de l'est, le cours de l'action plongeait de 20% par rapport à sa dernière cotation, atteignant 1,21 euros, a affirmé à l'AFP M. Casanovas, qui a alors vendu ses actions. "J'ai subi un préjudice de 685.850 euros", a-t-il confié, reprochant à la banque une communication financière erronée. "Dans ses communiqués, Dexia n'a pas alerté du problème sur les difficultés qu'elle connaît maintenant, mais, plus grave, elle donnait des informations rassurantes et inexactes", a-t-il soutenu, affirmant avoir également saisi la justice belge.
(D'après agence)
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