L'équipementier Trèves ferme deux usines

le 10 avril 2009 à 13h50 , mis à jour le 10 avril 2009 à 17h16

Malgré le soutien du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, l'entreprise Trèves a annoncé vendredi la fermeture de ses sites de Crépy-en-Valois et Aÿ.

Dacia Renault usine Roumanie automobileImage d'archives © DR

L'équipementier automobile français Trèves a annoncé vendredi à son comité de groupe à Paris la fermeture de ses sites de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, et d'Aÿ, dans la Marne. Trèves avait pourtant été la première entreprise à bénéficier du soutien du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, annoncé récemment par le gouvernement, afin que l'entreprise ne dépose pas le bilan. mais selon la direction, son chiffre d'affaires s'est effondré de 50% au 1er trimestre par rapport à la même période de 2008.

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L'usine Sodimatex devant fermer à Crépy-en-Valois et qui fabrique des moquettes, compte quelque 80 salariés, dont une trentaine doivent être transférés à l'usine Tremois du Cateau-Cambresis, dans le Nord. L'usine PTPM (Production de Textiles et Plastiques de la Marne), à Aÿ, près d'Epernay, compte elle une centaine de salariés qui, s'ils ne partent pas volontairement, seront licenciés, d'après la CFDT. "Cette fermeture-là était presque certaine, mais celle de Sodimatex est une malheureuse surprise", a déclaré Joël Bouquin, de la CGT, qui craint "un autre plan social à venir car nous n'avons plus de marché".

 

355 départs supplémentaires


Fin novembre 2008, la direction avait lancé un plan de 312 départs volontaires. 119 salariés l'ont accepté jusqu'alors. Trèves a annoncé en outre vendredi vouloir 335 départs volontaires supplémentaires d'ici fin juillet, selon la CGT et la CFDT. Quelque 75 de ces départs volontaires supplémentaires visent le site MPAP (Manufacture de produits automobiles) de Ploërmel, dans le Morbihan, où 53 départs étaient déjà voulus par la direction. Si l'objectif n'est pas réalisé sur l'ensemble des sites, les premières lettres de licenciement seront envoyées le 9 septembre.

 

La direction estime que "ce projet de plan de compétitivité et de pérennité" doit permettre de "s'adapter à la baisse structurelle des volumes de production en France", "retrouver une compétitivité" et "être en mesure de bénéficier de la reprise sans retard dès que celle-ci interviendra". Selon la CFDT, "c'est le troisième plan social en trois ans". Dans un communiqué, la fédération CGT du textile a dénoncé la préparation de "délocalisations" et le fait que "la direction a pris l'initiative de faire du stock en dehors des sites de production au cas où un conflit social éclaterait". Trèves, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 710 millions d'euros en 2008, emploie actuellement 1900 personnes.

 

(D'après agence)

le 10 avril 2009 à 13:50
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