Le TGV Paris-Lyon prend des accents italiens

Par L.D., le 23 avril 2009 à 11h19 , mis à jour le 23 avril 2009 à 11h29

Les chemins de fer italiens vont lancer d'ici 2010 une ligne Paris-Lyon, concurrençant la SNCF sur l'une de ses lignes les plus rentables.

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Dans la grande bataille du rail qui s'annonce, ce sont les Italiens qui lancent l'offensive. Dès le 14 décembre prochain, l'ouverture du transport international de voyageurs autorisera des entreprises concurrentes de la SNCF à rouler sur les rails français, à condition que les trajets soient internationaux.

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    Publié le 14/09/2010 Pour son TGV, Schwarzenegger drague Japonais et Chinois
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Qu'à cela ne tienne, Trenitalia, la branche voyageurs des chemins de fer italiens (Ferrovie dello Stato), a demandé à Réseau ferré de France (RFF), l'établissement public propriétaire du réseau, l'obtention de sillons pour une ligne TGV Paris-Milan en 2010, avec un arrêt à Lyon. En clair, selon le Figaro qui dévoile l'information, c'est une manière de faire un Paris-Lyon, déguisé en trajet international. La compagnie jette son dévolu sur une ligne de premier choix puisque, selon un cadre de RFF, les marges de la SNCF y sont de 25%.

D'autres concurrents attendus

Les nouveaux entrants avaient jusqu'au 13 avril minuit pour adresser leur demande de sillon (créneau horaire). RFF a confirmé la semaine dernière avoir reçu une demande officielle de Trenitalia. Le transporteur aurait d'abord demandé des sillons entre Paris et Marseille qui lui auraient été refusés, la France n'ayant pas encore ouvert le trafic domestique à la concurrence. Il faut dire que la SNCF n'épargne pas ses efforts pour faire retarder cette échéance.

Pour rouler sur les rails français, Trenitalia dispose de trains Pendolino construits par Alstom. Le trajet devrait en revanche être plus long puisque les Pendolino ont une vitesse commerciale de 250 km/h, contre 300 km/h pour les TGV de la SNCF. L'exploitant italien dispose également de rames TGV "Freccia Rossa" fabriquées par Fiat Ferroviaria qui, elles, roulent à 300 km/h. La SNCF s'attend également à voir d'autres concurrents débarquer. Virgin pourrait faire du Paris-Londres, la Deutsche Bahn du Francfort-Paris-Marseille. Pour l'instant la Deutsche Bahn n'est pas prête pour concurrencer la SNCF du fait de problèmes techniques sur ses TGV. De son côté, Air France réfléchit à un projet avec Veolia qui a été ajourné du fait de la crise.

Par L.D. le 23 avril 2009 à 11:19
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3 Commentaires

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  • Eric, le 25/04/2009 à 11h16

    Vive la concurrence et l'Europe libérale ! Ca va leur faire drôle à la SCNF d'avoir une culture de service aux clients. Une des priorités sera d?éduquer ses personnels à être polis, aimable et serviable. Avec des syndicats tarés comme SUD, la SNCF coulera face à la concurrence et ce sera très bien de voir ces gens là au chômage !

  • Seaubois, le 23/04/2009 à 19h20

    En voilà une bonne nouvelle ! Pour avoir pris le TGV Italien entre Rome et Milan, en 1ère, et le TGV français entre Milan et Paris, également en 1ère, il n'y a pas photo : - sur l'Italien : prises électriques pour brancher un PC portable, boisson et friandises offertes. Train à l'heure - sur le Français : rien ! et en plus le train était en retard de 15 minutes !

  • R-XVI, le 23/04/2009 à 16h17

    L'ouverture à la concurence a pour première conséquence, sous forme de lapallissade, d'attirer les concurents. La conséquence attendue est une baisse de prix pour l'usager. Toutefois, et en particulier sur la LGV Paris Lyon, qui est presque saturée, on risque d'ajouter des contraintes qui risquent d' affecter, la capacité ( nombre de trains ) et la ponctualité, conséquences de la multiplicité des matériels roulants. On risque d'aboutir à un callage sur la vitesse la plus faible pour assurer la capacité maximale au détriment, de la durée du trajet. Il y a des solutions techniques, mais la complexification apporte toujours une dégradation, qui peut avec une certaine certitude, augmenter les coûts d"exploitation. Les paramètres à prendre en compte sont nombreux, et il n'est pas si simple que cela de faire circuler des centaines de trains par jour à bientôt 350 km/heure. La baisse systématique des prix par la concurence a ses limites qui peuvent dénaturer la qualité de la prestation, qui est un différentiateur de la SNCF, qui malgré ses défauts souvent évoqués, est reconnue comme un exploitant de la grande vitesse, qui a su avoir une REUSSITE RENTABLE, enviée même par la " Deutsche Bahn " de nos voisins allemands.

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