© TF1/LCIA première vue, ils ont entamé une crue d'austérité. Comme ceux du Crédit Agricole et de la Société Générale, les grands dirigeants de la BNP ont renoncé à leurs bonus et stock-options pour l'année 2008. Une décision bienvenue alors que ces groupes soutenus par l'Etat sont scrutés par tous.
Mais il ne suffit pas d'aller beaucoup plus loin pour trouver d'autres pratiques choquantes. C'est ce qu'a fait France Info qui est aller fureter dans les documents comptables, très officiels, de la BNP. Selon les comptes de la banque pour 2008, "les mandataires sociaux, dont le PDG Michel Pébereau et le directeur général Beaudoin Prot, ont provisionné 28,6 millions d'euros pour leurs retraites supplémentaires, rien que pour l'an passé. Une situation comparable à celle de la Société Générale, qui avait provisionné 33 millions d'euros pour six mandataires sociaux", explique la radio.
Retarite chapeau
C'est dans une note annexe aux Etats Financiers Consolidés 2008 de BNP-Parisbas que figure ce chiffre. Les 28,6 millions d'euros ont été provisionnés pour les engagements de retraite "supplémentaire à prestations définies". On appelle cela une retraite chapeau. Elles sont proposées le plus souvent aux cadres dirigeant des entreprises et viendront s'ajouter à leurs retraites légales.
"Le décret du gouvernement paru mardi au Journal officiel traite des bonus et des stock-options, mais il n'aborde pas la question des retraites chapeaux, qui jouissent toujours d'un traitement de faveur", ajoute France Info. "Elles échappent, tout comme les clauses de non-concurrence auxquelles les dirigeants peuvent être soumis lorsqu'ils quittent leurs fonctions". Du grain à moudre pour ceux qui dénonçaient un décret a minima du gouvernement.
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