Patrons, voici comment vous préparer aux séquestrations

le 18 avril 2009 à 07h37 , mis à jour le 18 avril 2009 à 07h39

Devant la multiplication des cas de cadres d'entreprise séquestrés, un cabinet de conseil propose une formation spécifique. Avec, notamment, la présence d'anciens policiers.

Salariés de Faurecia lors d'une soirée de séquestration de cadres dirigeants de leur entreprise (9 avril 2009)Salariés de Faurecia lors d'une soirée de séquestration de cadres dirigeants de leur entreprise (9 avril 2009) © TF1/LCI

Il y a eu le cas de Sony à Pontonx-sur-l'Adour, ceux de 3M à Pithiviers, de Caterpillar à Grenoble, de Scapa dans l'Ain, de Faurecia dans l'Essonne, de FM Logistic à Woippy... La liste des dirigeants d'entreprise séquestrés par des salariés menacés de perdre leur emploi s'allonge semaine après semaine. A tel point que la séquestration, en quelques mois de crise, semble devenue une préoccupation réelle chez un certain nombre de cadres d'entreprise.

 

Une préoccupation dont un cabinet indépendant de conseil en stratégie d'information, Vae Solis Corporate, pourrait bien faire un nouveau marché. Il a annoncé vendredi la création d'un module de formation à destination des dirigeants susceptibles d'être confrontés à une telle situation.

 

"Les ressorts psychologiques d'une négociation"

 

Le cabinet propose une demi-journée de formation, articulé en deux volets : secrets de la négociation et art de la communication. Le premier volet sera animé par d'anciens policiers, "professionnels de la négociation formés au sein des unités spéciales des forces de l'ordre et de la sécurité". Il aura pour objectif de donner aux dirigeants les clés pour "continuer les négociations malgré la pression", explique David-Anthony Delavoët, directeur conseil chez Vae Solis Corporate. "Il s'agira d'expliquer au dirigeants les ressorts psychologiques d'une négociation, de leur apprendre de quoi il faut avoir peur ou pas, de leur donner les outils pour jauger la situation".

 

Le second volet sera consacré à la stratégie de communication à adopter, sachant que toute séquestration est accompagnée de sa médiatisation, qui lui permet d'être un levier de négociation. "Si la séquestration survient", le cabinet accompagne l'entreprise en apportant "conseil et appui au porte-parole désigné" et en mettant en place un "press office", un bureau de presse.

 

D'après agence

le 18 avril 2009 à 07:37
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11 Commentaires

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  • Arretons de nous plaindre, le 02/09/2009 à 10h28

    Je suis salariée en France et je suis tous les jours plus attérée de voir comb ien les français manquent de recul. ils ne manquent pas d esprit critique pourtant. Au lieu d enfoncer les portes ouvertes en dénoncant les parachutes dorés et autres avantages dont ne bénéficient qu une minorité de patrons, je les invitent à se poser les bonnes questions. Quand il n y aura plus d hommes et de femmes qui voudront devenir patrons, qui créera les emplois?? certainement pas ni le gouvernement, ni les syndicalistes qu font le choix de rester de l autre coté de la barrière à contester? messieurs mesdames, ayez du courage et créez des emplois au lieu de faire suer ceux qui ont le courage de le faire !!!

  • Raze, le 22/04/2009 à 19h16

    Coucou je suis d'accord sur cet esprit de notoriété néanmoins vis à vis du manque de conditions initiales dans le domaine du prèt-à-porter mon point de vue serait plutot de faire rentrer chez eux toutes ces personnes qui nous montrent que la seconde guerre mondiale 'est pas encore fini et que la nouvelle ère de l'infographie viet de débuter. Les hiéroglyphes affichés sur les mur de toutankamon pourraient etre en véritée un rappel a l'odre et à la paix.

  • John Duff, le 20/04/2009 à 04h01

    On ferait mieux de leur enseigner le maniement d'armes.

  • Orphee, le 19/04/2009 à 20h33

    Les pauvres réduits à faire des stages pour le cas où ils seraient séquestrés. Des stages de gestion d'entreprise, d'honnêtetée, style comment renoncer aux stock options, comment renoncer aux parachutes dorés, comment gérer une entreprise sans s'en mettre plein les poches et en préservant l'emploi ect.... seraient bien plus utiles. Et franchement que d'anciens fonctionnaires de police participent à ça c'est honteux ces messieurs doivent bien toucher une retraite!!!

  • Olivier, le 19/04/2009 à 14h49

    Il n'y a vraiment qu'en France que l'on peut entendre des propos favorables a ce qui s'apparente a la prise d'otage (Moustachu, Ulthu etc...). La plupart des cas evoques sont des usines qui n'ont plus de boulot a proposer et certaines des entreprises flirtent dangereusement avec la faillite. Le ridicule ne tue pas, certes, mais l'economie mondiale est en lambeaux et nous sommes en periode de crise. Reaction francaise: il faut lyncher les patrons. Continuez comme ca, quand vous ne pourrez plus que pointer au chomage ou travailler dans l'administration, il ne faudra pas vous etonner. Merci de me publier.

  • Brelandas, le 18/04/2009 à 21h33

    Une bière: 10 000 euros; un sandwich; 20 000 euros; une couverture pour la nuit: 25 000 euros..etc

  • Moustachu, le 18/04/2009 à 11h59

    Pauvres patrons qui ont des stages pour gérés leur sequestration leur eviter la peur ou sont les stages pour les employés qui ont peur de se faire virer par ces memes patrons ou sont les stages qui permettent aux employés pour gerer le stress d'une fermeture d'usine ou d'une delocalisation decidemement on ne pense qu'aux pauvres patrons qui se gavent a cout de stock option et de parachute doré et la pas besoin de stage pour encaisser.

  • Melchior, le 18/04/2009 à 10h49

    Je n'ai jamais eu peur de mes salariés ni même d'aller discuter avec un piquet de grève mais peut-être que j'ai eu la chance d'avoir affaire à des hommes respectables et non pas à de la canaille . En contrepartie il faut aussi se donner la peine de les connaître assez pour pouvoir en appeler un grand nombre par leur nom .

  • LOUP, le 18/04/2009 à 09h52

    Bien entendu, les auteurs des séquestrations doivent être immédiatement licencié et faire l'objet de plainte permettant un emprisonnement tout aussi immédiat. Enfin, toute promesse arrachée par contrainte est nulle et non avérée.

  • Ulthu, le 18/04/2009 à 09h40

    Nan mais c'est dingue ça, et les cabinets de conseils pour les gens qui se retrouvent à la porte, qui le fait? Franchement va falloir trouver autre chose. CDLT

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