Défilé Christian Lacroix au palais de TokyoFrappée par "la crise financière mondiale qui touche de manière significative le domaine du luxe", selon les termes de son communiqué, la maison de haute couture Christian Lacroix s'est déclarée en cessation de paiements. Elle "va proposer un plan de continuation au tribunal de commerce et entend maintenir ses activités pendant cette période", ajoute le communiqué. Selon un porte-parole de la maison, le tribunal devrait se prononcer "sous une semaine".
Lacroix : c'en est fini de la haute couture
La justice a avalisé mardi le plan des propriétaires de Christian Lacroix, qui prévoit de ne conserver que 11 salariés sur 120 et d'abandonner les activités de haute couture et de prêt-à-porter.
Publié le 01/12/2009
Après son rachat à LVMH par le groupe américain Falic en 2005, la société a entrepris un "plan ambitieux et à long terme de repositionnement" de la marque sur le marché du prêt-à-porter de luxe, ajoute-t-il. Mais cette stratégie "malheureusement, a subi de plein fouet les conséquences de la crise". Selon le PDG Nicolas Topiol cité dans le communiqué, "nous souhaitons continuer mais les difficultés inhérentes à la crise sur le marché du luxe ont considérablement réduit nos revenus".
Les ventes de prêt-à-porter féminin en recul de 35%
La maison a lancé l'an dernier une recherche de partenaires financiers pour accompagner sa stratégie. "Ce processus, qui était en phase finale, a été également directement touché par la crise financière et n'a pu être finalisé dans des délais suffisants. La société entend sortir de cette procédure rapidement et continuer à développer sa marque", ajoute la maison.
Selon Le Figaro, les représentants des salariés ont été informés mercredi de la procédure, engagée le 22 mai. "Les ventes de prêt-à-porter féminin, l'essentiel de l'activité, sont en recul de 35%" et Christian Lacroix a perdu "10 millions d'euros en 2008" pour un chiffre d'affaires de 30 millions, selon le journal. Pour le PDG de Christian Lacroix, cité par Le Figaro, c'est la forte chute du marché américain, "qui souffre depuis près d'un an de façon assez violente", qui explique en grande partie ces résultats.
Depuis un an, Falic avait cherché à se désengager de la maison de haute couture, des discussions ayant démarré en avril avec un investisseur dont l'identité n'est pas connue. Si les négociations "n'aboutissaient pas, les actionnaires se disent prêts à financer un plan de continuation", mais cela impliquerait des suppressions parmi les 125 emplois, a indiqué Le Figaro.
D'après agence
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