Fillon et Lagarde écartent la règle des trois tiers

le 14 mai 2009 à 19h08 , mis à jour le 14 mai 2009 à 19h14

Les deux ministres se sont opposés jeudi à une répartition mathématique et uniforme des profits entre actionnaires, salariés et investissement.

[Expiré] bureau réunion travail conférence boulot entreprise salarié salariés employés directeur © SXC.HU

Le gouvernement français s'est opposé jeudi à une répartition mathématique et uniforme des profits entre actionnaires, salariés et investissement en arguant des différences trop grandes entre les entreprises. En février, Nicolas Sarkozy avait réclamé une meilleure répartition des profits, défendant la "règle des trois tiers" - "une bonne règle", selon le chef de l'Etat. Sur fond de révélations sur les rémunérations de certains grands patrons, il s'était prononcé pour un système souple tout en assurant que l'Etat était prêt à légiférer sur le sujet si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à s'entendre. Dans la foulée, il confiait au directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis, un rapport sur la valeur ajoutée et la répartition des profits dans les entreprises françaises.
 
Remise mercredi au chef de l'Etat, l'étude montre que le partage du profit brut des entreprises (hors impôts et charge d'intérêts) se répartissait en 2007 entre capacité d'autofinancement (57%), dividendes (36%) et épargne salariale (7%). Selon François Fillon, qui s'exprimait dans l'édition de jeudi du Figaro, "on voit bien que l'idée d'installer un système de rémunération uniforme pour toutes les entreprises n'a pas beaucoup de sens". Il faut améliorer les systèmes de participation et d'intéressement dans les petites et moyennes entreprises, déclare le Premier ministre, qui attend les propositions des partenaires sociaux, à qui Nicolas Sarkozy a donné jusqu'au 15 juillet pour s'entendre sur le sujet.
   
La ministre de l'Economie a également vanté un meilleur "jeu collectif" dans les entreprises, tout en écartant la règle des trois tiers. "Je ne pense pas qu'on puisse régler la question des profits dans ces conditions-là parce que vous avez des entreprises qui au début, au moment de leur développement, (doivent) tout réinvestir (pour) recapitaliser, renforcer les fonds propres. A ce moment-là, il n'est pas question de distribuer", a fait valoir Christine Lagarde sur Canal+. Selon elle, la situation est différente pour les entreprises "qui sont en rythme de croisière et qui ont déjà investi". "Chaque entreprise c'est une histoire individuelle, chaque entrepreneur est une histoire personnelle. On ne peut pas avoir une règle mathématique", a insisté Christine Lagarde. Interrogée sur l'éventualité d'une loi sur la répartition des profits, que le patronat réprouve, elle a évoqué des "outils" et des "méthodes". "Mais on ne peut pas cadrer en disant un tiers, un tiers, un tiers", a-t-elle souligné.

le 14 mai 2009 à 19:08
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27 Commentaires

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  • Thierry, le 15/09/2009 à 12h59

    Pourquoi un ouvrier ferait des efforts dans son entreprise s il n est pas récompensé cette régle était un espoir pour tout les salariers..........et une justice.....

  • Yann, le 15/05/2009 à 13h41

    Ce qui est très rigolo, c'est que la règle des 3 1/3 permettait de faire croire à un bouleversement de la répartition des bénéfices sans diminuer ou presque la part distribuée aux dividendes...

  • Phil, le 15/05/2009 à 13h07

    L economie ne se dirige pas selon des regles theoriques et dirigistes alala la france n evoluera donc jamais jamais ..elle croit toujours qu elle va inventé des recettes miracles et ideales mais personne d autre ne le fait ..

  • AMNESIE, le 15/05/2009 à 12h02

    Je n'ai jamais entendu dire que les actionnaires et les investissements recevaient des salaires ! Il ne faudrait pas les oublier !

  • Cathy, le 15/05/2009 à 10h34

    Décidément, que de désillusion. Après les fausses promesses d'aide aux salariés suite à l'augmentation abusive de l'essence l'été dernier, maintenant c'est le partage des profits de l'entreprise qui ne peut plus être mis en ?uvre. Bientôt un salarié ne travaillera même plus pour pouvoir vivre convenablement puisque qu'il n'aura plus droit à rien. Maintenant on ne travail plus pour son entreprise mais pour les actionnaires. Vive la France.

  • Jean pierre, le 15/05/2009 à 09h59

    Le profit des entreprises doit etre partagé car l'ensemble (investisseurs-actionnaires et salariés ) sont parties prenantes, les uns et les autres sont liés, maitenant souvenons-nous des difficultés que de gaulle et pompidou ont eu a faire entendre raisons aux entreprises , maintenant il est évident que les PME auront le plus grand mal a entrer dans le système des trois tièrs ,Il ne faut rien imposer aux PME et seulement faire des suggestions et propositions , quand aux multinationales c'est différent quand seul la rentabilitée compte il ne faut pas hésiter a un partage équitable des PROFITS et la le système des trois tièrs doit prévaloir pour une juste répartition. CAR SANS LES EMPLOYES, L'ENTREPRISE N'EXISTE PAS !!!!!!!!!!!!!!! jean-pierre

  • JGH, le 15/05/2009 à 09h34

    Ce rectificatif ne peut que rassurer : Nous avions déjà eu peur que M.Sarkozy soit frappé d'amnénisie lorsqu'il annonça, malencontreusement, que les employés pourraient également profiter des fruits de leur travail....

  • Noémie, le 15/05/2009 à 09h20

    Je pense aussi que la règle stricte des trois tiers est très mauvaise. Par contre, on peut peut-être limiter à un tiers la part des actionnaires... Ce n'est pas parce que la solution proposée par Sarkosy n'est pas bonne qu'il ne faut rien faire et laisser tomber. Il y a des abus, il faut faire quelque chose.

  • Milou, le 15/05/2009 à 08h41

    La règle des trois tiers montrait surtout qu'une fois de plus les politiciens ne connaissent pas grand chose à l'économie comme pas mal d'internautes de cette rubrique

  • J-f, le 15/05/2009 à 08h21

    Comme hadopi, il faut faire une loi et des consigne de vote a l'UMP. et si rebellion des député ou autre, viré, dehors, on ne vas pas contre la volonté de SARKO, n'est ce pas messieurs.

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