Les vignobles du Bordelais ravagés par la grêle

le 13 mai 2009 à 15h52 , mis à jour le 13 mai 2009 à 21h36

Des orages de grêle, qui ont frappé la Gironde dans la nuit de mardi à mercredi, ont provoqué d'importants dégâts, notamment dans les appellations Saint-Emilion et Graves.

vignes grêle bordelais vinImage d'archive © TF1/LCI

Après un violent épisode orageux lundi, qui avait causé d'importants dégâts dans les vignes du sud du Médoc ainsi que dans la région des Graves, de nouveaux orages ont frappé dans la nuit de mardi à mercredi la Gironde. "Nous avons eu de gros dégâts dans les appellations Entre-Deux-Mers, Côtes de Castillon, Saint-Emilion, Côtes de Bordeaux et Graves", a précisé Catherine Dufour, adjointe au directeur du service vignes et vins de la Chambre d'agriculture de la Gironde.

  • La météo s'acharne sur le vignoble bordelais

    De nouveaux orages de grêle ont frappé dans la nuit la Gironde. Certaines appellations prestigieuses comme Saint-Emilion ont souffert et les prochaines vendanges sont compromises.

    Publié le 13/05/2009 La météo s'acharne sur le vignoble bordelais
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"On a eu deux orages à la suite et certaines communes, notamment Portets, Saint-Selves, Castres-Gironde ont été touchées deux fois" en moins de 48 heures, a souligné Jean-Louis Viviere, directeur du syndicat viticole des Graves. "Faire un point global et précis est encore difficile", a-t-il ajouté, évaluant à entre 1000 et 1200 hectares, sur 3800 hectares, le nombre d'hectares de l'appelation touchés. Certaines parcelles l'ont été plus que d'autres, notamment dans le nord des Graves.

Une "catastrophe" pour le Bordelais

Dans l'Entre-Deux-Mers, "certaines propriétés ont été détruites à 100% par des petits grêlons qui sont tombés vers 3h30 du matin et ont tout haché menu", selon Stéphane Defraine, le président du syndicat de cette appellation épargnée la veille. "Il n'y aura pas de récolte sur ce qui a été détruit", a-t-il déploré, qualifiant cet événement climatique de "catastrophe" pour le Bordelais. A Saint-Emilion, le constat est le même. "Cela a fait d'énormes dégâts, c'est une année gâchée", selon Jacques Bertrand, propriétaire de Château Carteau Côte Daugay à Saint-Emilion. Pour lui, environ 2000 des 5500 hectares de l'appelation ont été touchés, dans des proportions allant de 30 à 100%.

Plus à l'est du département, l'appelation Côtes de Castillon a également été fortement endommagée. "Pas grand monde n'est passé à côté", a affirmé Jean-Albert Faytout, président des Côtes de Castillon, précisant que les orages se sont produits à quelques jours de la floraison. "Il est rare que nous ayons de la grêle en cette période de l'année, en général au mois de mai, nous sommes plutôt touchés par le gel", a rappelé Jacques Bertrand.

(D'après agence)

le 13 mai 2009 à 15:52
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17 Commentaires

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  • Bob, le 20/06/2009 à 10h12

    "Bordeaux ce n'est pas uniquement Pétrus, Cheval Blanc ou Mouton " C'est vrai et heureusement! Perso ce qui me gêne un peu c'est des propriétés comme Pétrus dont le vin revient tout compris à environ 15-20 euros pour le revendre en primeur jusqu'à 500 euros HT comme en 2005. Bon... après tout personne n'est obligé d'acheter, mais c'est ce genre de pratique qui, à mon avis, explique les remarques un peu acerbes des internautes. Bon courage à tous nos viticulteurs qui font un excellent travail, surtout aux plus petits qui souvent n'ont pas la reconnaissance qu'ils mériteraient.

  • TV, le 19/05/2009 à 18h37

    Bordeaux ce n'est pas uniquement Pétrus, Cheval Blanc ou Mouton ! Les propriétées "prestigieuses" sont bien assurées et ont les moyens financiers de se remettre mais c'est loin d'être le cas de tous le monde! Beaucoup de "petits" propriétaires qui étaient déjà en difficulté et ne sont pas assurés et encore moins "assistés" (pas d'aides de la PAC en viticulture notament) pour did, vas y dans les vignes, et tu verras qu'au 15 mai on est effectivement à 5/6 feuilles et grappes visibles voir même boutons floraux séparés pour les plus précoces (soit a peine 15j avant la fleur) et oui , ce n'est pas de l'intox, les dégâts sont réellement catastrophiques localement: perte de récolte totale et récolte suivante incertaine à cause des difficultées de taille alors merci de ne pas dire n'importe quoi et je ne pense pas qu'il y ait de quoi rire du malheur des "pauvres bordelais"; je ne souhaite à personne de perdre en 1H le travail d'une année et même plus

  • Vincent, le 15/05/2009 à 13h23

    La viticulture c'est comme l'industrie , il y a les sociétès du CAC40 et les petites entreprises , les grands chateaux et les autres.Les petites exploitations ne gagnent pas d'argent ou trés peu ,à peine le smic pour l'exploitant.l'année sera trés dur pour eux ,je leurs souhaite bon courage.

  • Quoi tu dit toi, le 14/05/2009 à 13h25

    Maickou stop dire n'importe quoi!Tu ne payera rien,les subventions si les viticulteurs sont assurées(et beaucoup ne le sont pas malheuresement)coutent trés chers donc c'est une juste cause qu'ils soient indemnisés.

  • JPTOX, le 14/05/2009 à 13h12

    'les pauvres vignerons du Bordelais' je vous rassure n'ont pas touché de chèque de Bercy, et ne vont pas en toucher, Il faut mieux être assuré que de compter sur l'état . Si vous avez une astuce pour avoir un chèque du gouvernement suite à une grêle ou autre sinistre dite le moi je suis intéressé. Notre récolte est compromise et beaucoup de vignerons sont au SMIC il n'y a pas que des nantis chez nous même si nous sommes moins à plaindre que d'autre. Nos entreprises familiales font vivres des centaines d'ouvriers agricole je suis consterné de voir que certain sont presque satisfait de nous voir dans la merde, belle solidarité. Pour Did,auch vous ëtes venu voir le vignobles de Bordeaux ? vous avez du vous tromper de région. Désolé vous vous trompez.

  • Maïckou, le 14/05/2009 à 10h48

    Des orages dans le Bordelais, ce n'est pas nouveau. Cela tient à la région. Je me souviens d'une "tornade", au début des années 60, lorsque nous étions sur le chemin des vacances, entre Bordeaux et Arcachon. Jamais je n'ai revu une telle violence de pluie de vent, autant d'éclairs et de tonnerre. Mais je ne me souviens pas que les viticulteurs aient demandé quoi que ce soit à l'époque. Il est vrai que nous n'étions pas dans cette société d'assistanat perpétuel, comme aujourd'hui. Un événement climatique, personne n'y peut rien, ni les viticulteurs, ni le Gouvernement, ni la société. Et pourtant, nous allons encore devoir payer les subventions qui ne vont pas manquer d'être versées ...

  • MARY, le 14/05/2009 à 08h35

    POUR DID DE AUCH, tous les vignerons ne sont pas des nantis premièrement. Deuxièmement, nos vignes en Anjou ont déjà environ 20 cm de végétation. Si la grêle passe par là au mieux tout sera coupé en deux au pire tout sera détruit. Après, il faudra de la chaleur pour que la vigne redémarre, donc retard et très très peu ou pas de récolte pour 2009. Et comme il y a une façon de tailler la vigne pour qu'elle dure (nous en avons certaines qui ont 80 ans), en 2010 et peut être 2011 on pourra espérer retrouver une parcelle en état correcte pour donner. Troisièmement, en 1991 suite au gel (25 % de récolte environ), nous avons eu une remise sur les impôts fonciers et des prêts à plus de 8 % ; en 1999 la moitié de notre vignoble a grêlé le 18 mai : rien ; en 2008, gel (une moyenne de 35 % de perte de récolte toutes appelations confondues) : rien car les critères ne nous permettent pas d'être indemnisé. Résultat nous nous débrouillons tous seuls. Dans 5 ans nous arrêtons, DID DE AUCH voulez-vous reprendre notre exploitation. Nous avons 6 enfants personne pour la suite, les 3 ainés travaillent déjà mais à l'étranger et n'ont plus la nationalité française, les 3 derniers ne veulent pas bosser comme nous 7 jours sur 7 et 10 à 15 heures par jour. Bonne journée à tous.,

  • M, le 14/05/2009 à 07h30

    Reponse à Did Il faut vraiment aller prendre un livre ou m:archer un peu dans les vignobles. Au 14 mai, le stade phénologique de la vigne est le suivant: 5-6 feuilles étalées, grappes visibles. Une grêle détruit le peu de végétal que l'on trouve sur l'aste, la branche d'ou pousse les rameaux. Les prompts bourgeons peuvent parfois pousser derrière, mais rien ne le garanti. Et s'ils prennent ;le relai, le cycle végétatif est très raccourci (débourrement début avril), et la récolte peu qualitative. Donc pas de manoeuvre journalistique, ce n''est pas "la grande conspiration"...,

  • Sylvain, le 13/05/2009 à 22h27

    Queceux qui prennent les vignerons pour de bourgeois nantis quittent leur capitale pour bosser dur tout les jours et voir le travail de toute une année réduit a néant en quelques minutes! c'est facile de critiquer quand on se contente d'observer ...

  • Did, le 13/05/2009 à 21h43

    La grêle est tombée, c'est vrai, mais qu'a t' elle pu endommager sur les vignes qui pourrait à ce point perturber la récolte ? Pas ou peu de feuilles à cette époque, encore moins de fleurs, et ce ne sont pas les ceps de vignes qui craignent la grêle. Encore une man?uvre lamentable pour percevoir de l'argent facilement. Pour ceux qui auraient un doute, allez donc voir les vignobles et regardez .... il n'y a rien à voir en ce moment .....

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