© DR / Natixis / LCI.fr / R. B. Des policiers ont perquisitionné mardi les sièges de Natixis et de ses maisons-mères, la Banque populaire et le groupe Caisses d'épargne, dans le cadre d'une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations financières aux actionnaires. Dans un communiqué, Natixis a fait valoir que "cette visite ne revêt aucun caractère exceptionnel dans ce type de procédure". La Banque populaire et la Caisse nationale des caisses d'épargne n'ont eux pas réagi.
Le parquet de Paris a précisé que les policiers se sont fait remettre des documents dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le procureur mi-mars, après une plainte de 90 petits actionnaires de Natixis, filiale commune des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Ces derniers avancent des faits de "présentation de comptes inexacts, diffusion de fausses informations au marché, distribution de dividendes fictifs, faux, usage de faux, abus de biens sociaux notamment". Les plaignants dénoncent notamment les conditions de l'entrée en bourse de Natixis, filiale commune des banques Caisse d'Epargne et Banque Populaire début décembre 2006.
Introduit en bourse au cours de 19,55 euros, l'action ne valait lundi à la clôture de la Bourse de Paris que 1,42 euro. "Nous avons reçu 3000 plaintes de victimes qui se plaignent d'avoir été sollicitées très activement par leur banque pour devenir actionnaire de Natixis et qui ont tout perdu", a dit Colette Neuville, présidente de l'Adam, qui voient les perquisitions comme une "bonne nouvelle". L'Autorité des marchés financiers a également ouvert une enquête à l'automne sur la chute du titre Natixis.
(D'après agence)
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