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le 09 juin 2009 à 18h55, mis à jour le 09 juin 2009 à 19:04
Les actionnaires de l'équipementier automobile ont voté mardi contre l'indemnité de départ de plus de 3 millions d'euros accordée Thierry Morin. Ce dernier est soupçonné d'avoir fait écouter clandestinement des réunions du conseil d'administration.
© LCIC'est non. Les actionnaires de l'équipementier automobile Valeo ont voté mardi contre l'indemnité de départ de plus de 3 millions d'euros accordée à l'ex-PDG. Suivant la recommandation du conseil, les actionnaires se sont prononcés à 98,62% contre la résolution qui détaillait les conditions financières du départ de M. Morin, lors de l'assemblée générale.
Ce "parachute doré" lui avait été octroyé et versé fin mars avant la découverte d'"écoutes clandestines" de réunions du conseil. Après une enquête interne, le conseil d'administration avait décidé à la mi-mai d'engager une action en justice et de recommander aux actionnaires de voter contre l'indemnité de départ de Thierry Morin.
"Nous allons demander le remboursement intégral des sommes perçues", a déclaré le président du conseil d'administration, Pascal Colombani, devant les actionnaires. "J'espère que ceci prendra le moins de temps possible", a-t-il ajouté. M. Colombani a exposé les conditions qui ont amené le conseil à revenir le 15 mai sur cette indemnité, rappelant l'enquête interne ouverte après la découverte des écoutes "clandestines" de certaines réunions du conseil.
"Nous ne sommes pas là pour réparer vos erreurs"
Le versement d'une telle indemnité "n'aurait pas été prise si le conseil d'admnistration avait eu connaissance des faits", a-t-il insisté. Le président du conseil d'administration est aussi revenu sur la "décision difficile" mais "nécessaire" de mettre fin aux fonctions de Thierry Morin, prise avant la découverte des écoutes. "Cette décision était basée sur la perception par le conseil de l'opacité des informations qui lui remontaient, et donc de la nécessité d'un changement de gouvernance", a-t-il expliqué. "Elle était liée également à la perception d'un manque de vision stratégique et d'un processus de changement trop lent, d'où la nécessité d'une nouvelle approche stratégique pour sortir de la crise par le haut", a-t-il poursuivi.
Le conseil avait remplacé M. Morin par un tandem composé d'un directeur général, Jacques Aschenbroich, et un président du conseil, M. Colombani. L'assemblée générale a par ailleurs approuvé à 65,03% une résolution visant à mettre en conformité avec le code patronal Afep-Medef les conditions antérieures de rémunération de M. Morin.
Intervenant lors de l'assemblée, Didier Cornardeau, président de l'association d'actionnaire Appac, a reproché au conseil de "prendre en otage les actionnaires". "Nous ne sommes pas là pour réparer vos erreurs", a-t-il dit.
(D'après agence)
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