Quand la crise transforme le vin en essence

le 19 juin 2009 à 21h36 , mis à jour le 19 juin 2009 à 21h54

Afin de résorber les stocks trop importants de vins rouges, la France va demander à la Commission européenne de pouvoir procéder à une "distillation de crise".

[Expiré] vin cave vendange © sxc.hu

Les viticulteurs souffrent. Selon FranceAgrimer, établissement public chargé des produits agricoles et de la mer, en raison de la crise, la filière viticole est confrontée à une "baisse importante des transactions (...) depuis plusieurs mois". Ce repli a débouché sur un excédent de stock équivalent à plus de 1,5 mois de consommation.

Mais problème : que faire de ce stock excédentaire ? Pour ne pas qu'il soit perdu, la France va demander à la Commission européenne l'autorisation de procéder à une "distillation de crise" afin de résorber les stocks trop importants de vins rouges, a annoncé vendredi l'établissement public. L'alcool brut issu de cette distillation sera ensuite utilisé à des fins industrielles ou comme biocarburant.

Les prix des vins de table trinquent

Cette mesure concerne un volume de 600.000 hectolitres de vins de table et de vins de pays rouges pour un montant de 26 millions d'euros d'aides, a précisé l'organisme. La demande va être présentée à Bruxelles d'ici la fin juin. La Commission a ensuite trois mois pour donner son feu vert. Son accord est nécessaire car les aides qui seront accordées aux viticulteurs demandant la distillation de leur vin n'étaient pas initialement prévues.

Parallèlement à l'augmentation des stocks, la baisse des prix des vins de table. En moyenne,
le prix était de 3,41 euros le litre l'an dernier. Depuis le début de l'année, la baisse s'accélère, à 3,30 euros en mai et 3,05 euros début de juin. Les prix des vins de pays rouges et rosés sont, quant à eux, quasi identiques à ceux de l'an dernier.

(D'après agence)

le 19 juin 2009 à 21:36
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14 Commentaires

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  • L.R, le 20/06/2009 à 21h05

    Bonjour, J'ai bien un raisonement, mais qui risque de ne pas faire plaisir a tous le monde... La France prefere vendre des TGV ou des centrale nuclaire en 2009, qu'importe le peuple de toute maniere si il manifeste cela ne durera qu'un temps... Ceci est la finalite d'un programe socio economique dont les vitticulteurs ne sont qu'une des victimes. Allons quel interet a l'etat de se brouiller politiquement avec certain pays, pour quelques lites de vin ou vignerons... Une petite aide de l'U-E, on transforme du vin en carburant, les vignerons touche de l'argent donc se taise, tous va bien... Je ne peu dire grand chose, ayant choisi de vivre ailleurs qu'en France pour justement se genre de raison... Mais mon pays si riche en homme et savoir faire est rebut au fin fond de la top liste des producteurs mondiaux de vin, comme dans beaucoup de domaine! Car cette politique ne se pratique qu'en Europe et pas dans le reste du monde... Mais peut etre que notre gouvernement pense vendre du vin au Turc quand il seront eux aussi Europeen... Bonne journee a tous, L.R

  • Lolo, le 20/06/2009 à 17h01

    Il faudra bientot un ethyloteste pour les voitures. mais comme dit bertrand d'orléans, buvons du vin (meme si le prix ici est exorbitant) et que les viticulteurs ne vendent pas a perte.

  • Agnès, le 20/06/2009 à 16h07

    Quel gâchis, on est rendu à brûler du vin dans les bus, tout ce savoir-faire jeté aux petits chiens, bravo! N'y-a-t-il pas d'autre solutions pour la filière viticole. En Californie, le vin se vend à prix d'or, les carnets de commande sont pleins dès le début de l'année comptable avec l'assurance d'écouler leurs stocks! Pourquoi les vins français ne franchissent pas les frontières? Souffrent-ils des réseaux de distribution, ou de la qualité des produits? Il faut s'attaquer aux vrais porblèmes avant de mettre sur la paille le fleuron de nortre agriculture, ce que nous savons bien faire depuis des siècles, distiller. Pourquoi le vin français s'exporte mal, là où le nucléaire franchi toutes les frontières, serait-ce une question de volonté?

  • Domi, le 20/06/2009 à 15h04

    A la tienne, Titine !!!

  • Man, le 20/06/2009 à 11h52

    Les pauvres voitures ne vont plus rien y reconnaître avec tous ses nouveaux caburant

  • RVBELEM, le 20/06/2009 à 10h35

    Je croyais que le rouge (fuel) était interdit pour les véhicules diésel sauf les tracteurs agricoles.

  • Gwen, le 20/06/2009 à 10h02

    Tranformé en bio carburant??? a la pompe, on aura le choix entre la piquette et le bordeau??

  • MARY, le 20/06/2009 à 08h55

    Pour les prix des vins de table, il y a certainement une erreur ! Actuellement, en Anjou-Saumur, les prix des vins de pays rouge sont de 0,64 euro et les roses entre 0,65 et 0,70 euros. Si l'on suit votre logique, ils sont vendus 2 fois plus chers que les Rosé d'Anjou et Cabernet d'Anjou et même plus cher que le Côteaux du Layon qui eux sont en AOC. Il faut revoir avec votre informateur. Sinon, l'idée serait bonne. Mais si cela est possible économiquement pour les biocarburants, le système ne pourrait-il pas être pérennisé en mettant en place des contrats d'apport de vin ? Cela permettrait à certaines régions (surtout le sud) d'arrêter l'arrachage qui coûte cher à tout le monde et cela permettrait de garder des emplois et d'entretenir la nature. Bonne journée à tous.

  • Bill, le 20/06/2009 à 07h47

    Voila une bonne occasion de roulé bouré , du moins nos voitures ! roulons alcolos les viticulteurs seront content ,ils vendent leurs vins .nous nous trouvons un substitue au pétrole ,les plus embétés se seras les gendarmes ,qui devras soufflé dans le ballon la voiture ou le chauffeur ?

  • Antonio, le 20/06/2009 à 07h29

    La mévente du vin est une mauvaise nouvelle pour les viticulteurs mais une excellente nouvelle pour la santé publique.

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