© sxc.huLes viticulteurs souffrent. Selon FranceAgrimer, établissement public chargé des produits agricoles et de la mer, en raison de la crise, la filière viticole est confrontée à une "baisse importante des transactions (...) depuis plusieurs mois". Ce repli a débouché sur un excédent de stock équivalent à plus de 1,5 mois de consommation.
Mais problème : que faire de ce stock excédentaire ? Pour ne pas qu'il soit perdu, la France va demander à la Commission européenne l'autorisation de procéder à une "distillation de crise" afin de résorber les stocks trop importants de vins rouges, a annoncé vendredi l'établissement public. L'alcool brut issu de cette distillation sera ensuite utilisé à des fins industrielles ou comme biocarburant.
Les prix des vins de table trinquent
Cette mesure concerne un volume de 600.000 hectolitres de vins de table et de vins de pays rouges pour un montant de 26 millions d'euros d'aides, a précisé l'organisme. La demande va être présentée à Bruxelles d'ici la fin juin. La Commission a ensuite trois mois pour donner son feu vert. Son accord est nécessaire car les aides qui seront accordées aux viticulteurs demandant la distillation de leur vin n'étaient pas initialement prévues.
Parallèlement à l'augmentation des stocks, la baisse des prix des vins de table. En moyenne,
le prix était de 3,41 euros le litre l'an dernier. Depuis le début de l'année, la baisse s'accélère, à 3,30 euros en mai et 3,05 euros début de juin. Les prix des vins de pays rouges et rosés sont, quant à eux, quasi identiques à ceux de l'an dernier.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




