Feu vert de la justice à la vente de General Motors

le 06 juillet 2009 à 10h20 , mis à jour le 06 juillet 2009 à 10h22

Le plan de restructuration du géant américain de l'automobile, qui se débat avec 172 milliards de dollars de dettes, a été approuvé par le tribunal des faillites.

Un client potentiel devant une Chevrolet Impala à Dearborn, Michigan le 29 décembre 2008. Un client potentiel devant une Chevrolet Impala à Dearborn, Michigan le 29 décembre 2008. © REUTERS / Rebecca Cook

Un tribunal des faillites américain a approuvé dimanche soir le plan de restructuration du géant automobile américain General Motors, qui prévoit la vente de ses actifs sains à une nouvelle entité contrôlée par l'Etat américain. Le "nouveau" GM doit être détenu à 60,8% par l'Etat américain, à 11,7% par l'Etat canadien et à 17,5% par le syndicat automobile américain UAW. Les créanciers détiendront 10% du capital en échange de l'annulation de 27 milliards de dollars de dette. Les actifs non repris auront vocation à être liquidés par la justice.

Le juge Gerbert a indiqué avoir examiné environ 850 objections au plan de restructuration, soulevées par des actionnaires et des créanciers, et a indiqué qu'elles n'étaient pas valables à ses yeux. "Le tribunal est sensible à leurs inquiétudes, mais ne peut pas les aider", écrit-il. "GM est désespérément insolvable, et il n'y a plus rien à faire pour les actionnaires. Et si GM est liquidé, il n'y aura non seulement plus rien pour les actionnaires; il n'y aura plus rien pour les créanciers de la dette garantie. Les autres solutions qu'une vente se sont révélées infructueuses, et n'offrent aucun espoir de réussite désormais".

"Pas de partenaire prêt à une fusion"

Le juge a rappelé qu'au 31 mars, l'ancien numéro un mondial de l'automobile avait 82 milliards de dollars d'actifs et 172 milliards de dollars de dettes. "Si GM doit être liquidé, la valeur de ses actifs après liquidation (...) se monterait à moins de 10% de ces 82 milliards de dollars", a-t-il estimé. Or, "il n'y a pas de partenaire prêt à une fusion, d'acquéreur ou d'investisseurs désireux et capable de reprendre l'activité de GM. A part le Trésor des Etats-Unis et (l'Etat canadien), il n'y a pas de créanciers désireux et capable de financer la poursuite des opérations de GM", a insisté le juge.

Le tribunal a également rejeté l'argument selon lequel les pouvoirs publics auraient traité injustement les créanciers privés en s'imposant comme l'un des principaux créanciers. "Le tribunal estime (...) qu'il n'y a rien eu d'inéquitable dans la manière dont le Trésor des Etats-Unis s'est comporté en avançant ces fonds. Ni que le Trésor a agi de manière inéquitable pour les créanciers de GM, qui ont été aidés, et pas lésés par les efforts du Trésor pour maintenir GM en vie et pour empêcher une liquidation du groupe".

D'après agence

le 06 juillet 2009 à 10:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Frank, le 06/07/2009 à 17h56

    82 milliards d'actif qui ne valent que 10% de leur valeur? Il faudrait expliquer cette comptabilité pour le moins louche.

  • Thomas, le 06/07/2009 à 13h05

    82 milliards d'actifs qui ne valent que 8.2 milliards, mais 172 milliards de vrais dettes. C'est beau la comptabilitée.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience