Le DG n'exclut pas des mesures de chômage partiel

le 08 juillet 2009 à 22h48 , mis à jour le 08 juillet 2009 à 22h59

Le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, a déclaré, dans une interview au Figaro "ne pas exclure des mesures de chômage partiel à la rentrée."

TF1/LCILe premier avion d'Air France atterrissant à l'aéroport de Beyrouth après la levée du blocus aérien, le 8 septembre 2006 © TF1/LCI

Ce serait une première dans l'histoire de l'entreprise. Le directeur général d'Air France, Pierre-Henri  Gourgeon, a déclaré, dans une interview au Figaro "ne pas exclure des mesures de chômage partiel à la rentrée  s'il n'y a pas de reprise." "C'est compliqué à appliquer car nous ne pouvons pas arrêter de voler une  semaine par mois comme peut le faire l'industrie automobile", explique-t-il.  Air France est durement frappée par la crise. "Nous ne voyons pas apparaître  la moindre embellie. La réduction de la demande dans le cargo est brutale. Elle  est aussi très forte pour les passagers à haute contribution, ceux des classes  avant qui prennent l'avion pour gérer leurs affaires", a détaillé M. Gourgeon.

"L'explication est simple: ils font peu de déplacements car ils n'ont plus  d'activité ou cherchent à réduire fortement leurs dépenses de transport. Nous  sommes en apnée", a-t-il ajouté. D'après Le Figaro, les employés d'Air France ont été prévenus que leur  intéressement serait ramené en moyenne de 1.300 euros l'an dernier à une somme  avoisinant 80 euros cette année. Quant aux membres du comité exécutif, ils ont vu leur rémunération chuter de  17% au cours de l'année 2008/2009 -l'exercice d'Air France est décalé et  s'achève au 31 mars- du fait notamment de la baisse de leur part variable.  Pierre-Henri Gourgeon a vu sa rémunération amputée de 28%, ajoute le quotidien.

(D'après agences)

le 08 juillet 2009 à 22:48
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5 Commentaires

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  • Céline, le 09/07/2009 à 17h06

    N'est-il pas trop facile durant ces temps difficiles de crise économique (pour tout le monde) de toujours réclamer aux personnels de faire des efforts financiers?. Ne serait-il pas plus judicieux de demander à ces grosses entreprises de se réformer un peu et d'adopter des méthodes de travail novatrices comme par exemple, d'effectuer du télétravail ou autres systèmes qui permettraient déjà de diminuer certains frais?. Plutôt que de balancer de façon indécente la diminution des lourds salaires de leurs dirigeants ?? Céline, Paris

  • Skyrunnernumber1, le 09/07/2009 à 14h27

    Dans un tel contexte Air France se doit de prendre en considération la confiance que continuent à lui faire ses fidèles clients. Une suggestion au service clientèle de la compagnie: Faire en sorte, pendant la durée e la crise, que la perte de statut, Flying Blue Platinum ou Gold ne se fasse plus, en cas de non réalisation du minimum de miles statut ou de segments, au bout d'un an mais au bout de deux. Ceci serait un geste apprécié par cette clientèle fidèle qui continue, mais un peu moins, à voyager.

  • Fred, le 09/07/2009 à 08h58

    Air France va encore démontrer qu'elle est bien gérée et réactive pour préparer la reprise. Au moins le DG et le staff prennent aussi à leur compte les baisses de rénumération (mais ceci n'est du qu'à la part variable aussi ce serait un exemple apprécié du personnel s''ils décidaient de baisser VRAIMENT la part fixe de leur Gros salaire) Ce n'est pas comme chez EDF qui au lieu de chercher des solutions en interne en viennent à mendier auprès des français un emprunt puis à leur planter un couteau dans le dos en réclamant une hausse de 20% du tarif après avoir augmenter de beaucoup le salaire du Patron (et de bien d'autres) en début d'année .SCANDALEUX. Merci de me publier et de transmettre aux 2 intéressés qui ne lisent certainement pas nos commentaires.

  • Alain, le 09/07/2009 à 00h55

    Des grèves à la rentrée?

  • Stanislas, le 08/07/2009 à 23h22

    Pour une fois qu'une entreprise réduit les rémunérations de ses cadres exécutifs, cela me semble aller dans le bon sens. AF, comme toutes les compagnies aériennes, doivent tenir compte des effets de la crise et par voie de conséquence s'ajuster à la demande. Les syndicats suivront-ils ? Nous ne pouvons que le souhaiter car la crise finira pas passer et seule une entreprise ayant un compte d'exploitation à l'équilibre profitera à fond de la reprise.

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