Petit tour sur le marché alors que les fruits et les légumes de saison ont pris place maintenant sur les étals : cerises, melon, fraises, tomates... Si les consommateurs notent une petite baisse des prix sur certains produits, après les hausses successives, on s'attendait à mieux. © eTF1Le gouvernement avait promis un plan d'urgence pour les maraîchers. Après une réunion au ministère de l'Agriculture, il a fixéà 15 millions d'euros, le montant de ces aides d'urgence. Il s'agit "d'un premier plan immédiat" qui consistera en un allègement de charges sociales et de frais d'emprunts, notamment, a déclaré Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) "C'est un premier pas", a déclaré pour sa part Bruno Dupont, président de FNPFruits, branche spécialisée de la FNSEA. Un nouveau bilan sera dressé chaque semaine sur l'état du marché, a-t-il ajouté. "Si la situation s'aggrave, il y aura un réajustement d'enveloppe fin d'août-début septembre", a précisé M. Dupont.
Par ailleurs, concernant les remboursements, le gouvernement a également obtenu un nouveau délai sans date butoir pour remettre à la Commission européenne son rapport d'expertise sur les remboursements d'aides publiques versées aux producteurs de fruits et légumes, jugées illégales par Bruxelles, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. La facture pourrait être plus salée que prévue. Le montant des aides que les producteurs français de fruits et de légumes devront rembourser sur injonction de Bruxelles pourrait "être plus proche de 700 millions d'euros que de 500 millions", affirme le quotidien Les Echos à paraître jeudi.
500 millions d'euros d'aides publiques
Selon le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, la Commission européenne exige que les producteurs remboursent à l'Etat quelque 330 millions d'euros d'aides publiques versées entre 1992 et 2002, jugées anti-concurrentielles, auxquels s'ajoutent les intérêts, soit un total de 500 millions. "Mais il semble que, pendant cette période, les producteurs aient aussi bénéficié d'aides versées par les organisations professionnelles du secteur" et dont la Commission "conteste également le bien-fondé" et "demande le remboursement", selon Les Echos.
Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Hervé Novelli a exclu jeudi tout "remboursement à court terme" par les producteurs, alors que la France vient d'obtenir un nouveau délai, jusqu'au 29 septembre, pour rendre à la Commission européenne sa copie sur ce dossier. Par ailleurs, "la France conteste le montant de ces restitutions", a-t-il rappelé jeudi matin sur RTL. Le ministère de l'Agriculture juge en en effet le montant "largement surévalué", veut tenter de le négocier à la baisse avec Bruxelles.
(D'après agence)
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