Voici la BPCE

le 01 août 2009 à 11h31 , mis à jour le 03 août 2009 à 18h14

Née de la fusion entre la Caisse d'Epargne et Banque Populaire, la banque BPCE existe désormais officiellement. Pour les clients, aucun changement : les agences conservent leur enseigne.

Caisse d'épargneCaisse d'épargne © Reuters
L'union des deux établissements a été finalisée vendredi avec le vote des assemblées générales extraordinaires, dernière étape d'un long processus aux nombreux rebondissements. Déjà partenaires depuis 2006 et la création de leur filiale commune Natixis, Banque Populaire et Caisse d'Epargne ont ouvert le chantier de la fusion en octobre 2008, incitées par la crise financière. Pour les clients, aucun changement : les agences conservent leur enseigne. C'est dans les coulisses que les choses changent.
Impatient après quatre mois de vaines négociations, le gouvernement s'est finalement invité dans la gestion du dossier. Dossier désormais bouclé ; et  l'Etat, détenteur d'actions dites de préférence, privées de droits de vote, contrôle actuellement environ 16% du capital de la BPCE. Une participation temporaire, qui a vocation à être rachetée par le groupe dans les cinq ans. Le gouvernement a aussi imposé le secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol à la tête des deux banques ainsi que son entrée au capital.
Natixis, le gros point noir
Malgré la polémique sur sa désignation, la nécessité du vote d'une loi au Parlement et du feu vert de l'Autorité de la concurrence, ainsi que l'opposition de certains syndicats, François Pérol est parvenu à mettre en place la fusion en cinq mois, comme annoncé. Mais la naissance de la BPCE ne lui offre aucune période de grâce. Il va devoir très rapidement déterminer le sort des actifs qui n'ont pas été apportés au nouveau groupe, principalement les filiales immobilières tels le Crédit Foncier, le promoteur Nexity ou l'administrateur de biens Foncia. Il mène actuellement une revue stratégique de ces actifs, dont les conclusions seront présentées en fin d'année. D'éventuelles cessions d'actifs pourraient contribuer à stabiliser le groupe.
Mais le gros point noir reste la situation de Natixis, qui a déjà perdu 4,6 milliards d'euros depuis début 2008. Malgré le soutien financier de l'Etat, elle reste privée de visibilité, lestée par un portefeuille d'actifs invendables de 33 milliards d'euros qui pourrait occasionner de nouvelles pertes. La rumeur d'une nouvelle intervention de l'Etat, via une structure de défaisance similaire à celle du Crédit Lyonnais, a agité les marchés cette semaine, hypothèse qui avait été écartée à court terme par la ministre de l'Economie Christine Lagarde fin mai. François Pérol n'a pas fixé d'échéance au remboursement des sept milliards d'euros injectés par l'Etat depuis fin 2008, estimant qu'il se ferait dans la mesure où la "situation de solvabilité" du groupe et ses résultats lui "permettront de le faire".
Délégué du syndicat SNB-CFE/CGC, Régis Dos Santos craint "qu'on réduise les charges" du groupe "pour répondre aux besoins de Natixis", avec des conséquences pour l'emploi. Pressé par les syndicats, François Pérol s'est engagé début juin à ne recourir qu'à des départs volontaires en cas d'éventuelles réductions d'effectifs.
D'après agence
La justice bloque la fusion en Ile-de-France

La cour d'appel de Paris a interdit à la caisse d'épargne d'Ile-de-France de mettre en oeuvre la fusion avec Banque populaire, faute d'en informer précisément son personnel, selon l'appel de référé transmis par le syndicat Sud, qui crie "victoire". L'arrêt en référé rendu vendredi "fait interdiction à la caisse d'épargne d'Ile-de-France de mettre en oeuvre le projet en cause, dénommé Sequana, tant qu'elle n'aura pas respecté les obligations" de "fournir aux représentants du personnel des informations et documents complets et précisé quant au projet industriel et à la stratégie du groupe à venir (...)". Si la caisse d'épargne ne respecte pas cette injonction, elle s'expose à une astreinte journalière de 100.000 euros. "Ce jugement de remet pas en cause la création de BPCE", a assuré la Caisse d'épargne d'Ile-de-France dans un communiqué. "Le groupe est bien opérationnel lundi, avec 16 caisses d'épargne et 20 banques populaires, mais pas en Ile-de-France pour respecter la décision du juge. La 17e caisse d'épargne nous rejoindra ultérieurement".

 
le 01 août 2009 à 11:31
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11 Commentaires

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  • COMMISSAIRE JUVE, le 02/08/2009 à 12h37

    Il n'a pas fixé d'échéance au remboursement des sept milliards d'euros injectés par l'Etat depuis fin 2008, estimant qu'il se ferait dans la mesure où la "situation de solvabilité" du groupe et ses résultats lui "permettront de le faire". Elle est bien bonne !!!!!!!!!!!!! Combien de PME ont fermées parce que les banques ont du jour au lendemain supprimé leur facilitée de caisse. Essayé d'être à découvert et de leur expliquer que vous rembourserez dès que votre situation etc etc....Honteux !!!!!!!!!!!!!!!!

  • Pascal, le 02/08/2009 à 09h25

    Qui va paye la note de 4,6 les epargnants ou les clients certainement les deux mais ce n'est pas en virant ces clients que la situation va s'ameliore

  • Anonyme, le 02/08/2009 à 08h58

    "Pressé par les syndicats, François Pérol s'est engagé début juin à ne recourir qu'à des départs volontaires en cas d'éventuelles réductions d'effectifs." On ne parle ici que des employés du groupe... Ce qu'on ne dit pas, c'est que des centaines de prestataires au sein de ces sociétés ont leur mission qui s'arrête brutalement. Cela donnera lieu à des licenciements dans les sociétés de services!!!

  • égalité, le 02/08/2009 à 07h01

    Est t'il possible que les possesseurs de livret risque de voir leurs économies boucher les trous des actifs invendables , car en fusionnant ces deux organisme vont modifier leurs status , il ne serait pas étonant que l 'argent placé sur les carnets ne soit plus garenti en totalité par l'état?

  • Canel100, le 01/08/2009 à 23h25

    Actuellement si on se retrouve client de ces 2 banques de part leur fusion officielle dès Lundi 3 Août 2009, et si un nouveau crack boursier arrive que devient le fond minimum garanti reste t- il garanti individuellement par chacune des 2 banques ou est-ce un seul et unique fond garanti par la BPCE ??????

  • Marie, le 01/08/2009 à 19h41

    Cliente de la banque populaire depuis 35 abs ! pas d'information ! je retire mes billes, vends mes parts sociales et basta !! vive le bas de laine c'est tout ce qui nous reste

  • Bon, le 01/08/2009 à 18h15

    Client de la banque populaire depuis plus de 20 ans je sens deja tellement bien le changement de politique que je quitte cette banque qui semble vouloir renflouer au plus vite les pertes de sa filliale commune avec la CE en utilisant l'argent de ses clients ! Bon courage a ceux qui restent !

  • Riri, le 01/08/2009 à 14h59

    Merci à vous Sylvain de Clermont ferrand j'ai eu exactement la même réaction, une fois de plus on fait tout en douce et on se fiche du consommateur. MERCI

  • MANU7682, le 01/08/2009 à 13h49

    Et voilà, maintenant je pense qu'on va payer plus cher tous les produits vendus par nos banques, à commencer par les forfaits bancaires. Hors de question: une fusion de 2 gros groupe doit permettre de faire baisser les prix. MERCI DE LE FAIRE

  • Tipoussy, le 01/08/2009 à 13h02

    Les clients des 2 banques n'ont pas eu leur avis à donner (particuliers comme professionnels). C'est une fusion politique voulue par Sarkozy qui n'était pas indispensable. La réduction de la concurrence est toujours une mauvaise chose pour les clients et les salariés: réduction d'effectifs, fermeture d'agences, alignement des coûts bancaire et des produits...

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