© INTERNELa société de loisirs française MagicDay, qui vend des coffrets cadeaux sur internet, est en graves difficultés financières et ne paie plus ses prestataires depuis plusieurs mois, selon des informations du journal économique la Tribune. "Nous n'avons pas été payés depuis mai. Je suis obligé de refouler des clients qui ont des coffrets MagicDay, je ne peux pas louer gratuitement", a confirmé à l'AFP le propriétaire du gîte du Mas des deux Cèdres à Saint Paul Trois Châteaux, dans la Drôme. En plus, "le site continue à vendre des coffrets-cadeaux" pour des séjours dans des gîtes ou hôtels et "ce sont les clients qui paient les pots cassés", a-t-il assuré. La société MagicDay, dont la messagerie vocale est saturée, était injoignable mardi.
Pour toute information, certains prestataires ont reçu le mail suivant de la part de MagicDay : "Nous sommes depuis plusieurs mois maintenant en discussion avec de potentiels repreneurs/investisseurs. En effet, nous rencontrons d'importants problèmes financiers", reconnaît la société. "Aujourd'hui aucune solution n'a encore été trouvée et le contexte économique général n'améliore en rien la situation. Le mois de septembre prochain sera donc décisif quant à l'avenir de la société", poursuit le mail.
Jamais entendu parler !
Pour d'éventuelles réclamations, la société renvoie ses clients vers une adresse mail : question@magicday.fr. Certains prestataires, contactés par l'AFP, n'étaient pas au courant des problèmes de paiement, comme cette ferme qui loue des yourtes mongoles à La Chapelle-Gauthier (Seine-et-Marne) : "Nous avons des réservations de MagicDay pour septembre et novembre", a déclaré la responsable des réservations.
D'autres prestataires mentionnés sur le site indiquent ne pas connaître MagicDay et n'avoir jamais passé de contrat avec la société, comme le Château d'Augerville, dans le Loiret, répertorié dans la rubrique "Hôtel Nuit Or". "Rien ne laissait envisager un tel retournement de situation pour MagicDay", qui a surfé sur la vague des coffrets cadeaux "grâce au flair de Stéphane Maurel, son jeune créateur", commente la Tribune. En 2008, la société affichait encore un bénéfice de 5 millions d'euros.
(Agence)
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