© DR"Je vais bien, tout va bien". C'est le message d'Iliad-Free - devenu deuxième fournisseur d'accès à Internet (FAI) français depuis le rachat d'Alice - qui présentait ses comptes jeudi matin. Il faut bien reconnaître que l'entreprise a de beaux arguments à faire valoir. Le rachat en 2008 du FAI incarné par la jolie blonde qui fait "ouh-ouh" se passe pour le mieux. De presque un million d'euros perdus chaque jour, Alice est désormais à l'équilibre grâce aux économies réalisées en passant à l'architecture technique et commerciale de Free. Le bénéfice net du groupe a temporairement reculé de 13,1% à 72 millions d'euros, sous l'effet de cette intégration. Sans elle, il aurait presque doublé.
Free débarque dans la téléphonie mobile
Le groupe Iliad a sans surprise obtenu vendredi la 4e licence de téléphonie mobile. La "cohérence, la crédibilité du projet" et la "couverture du territoire" sont les points forts du dossier, selon l'Arcep.
Publié le 18/12/2009
En somme, tout est prêt pour passer au mobile qui est devenu l'idée fixe du groupe. Free a mis tout son poids pour devenir l'heureux élu choisi par l'ARCEP pour la quatrième licence mobile. Il remettra son dossier de candidature en octobre prochain mais ses concurrents suggèrent que le match est déjà joué. Pas mécontent d'être le favori, Free joue les modestes, peaufine son dossier et le promet : grâce aux juteux revenus provenant de ses abonnés, il pourra bien courir deux lièvres à la fois. D'abord, le déploiement de la fibre pour lequel il va encore dépenser 800 millions d'euros d'ici 2012. Ensuite, celui du mobile dont le déploiement d'un premier réseau d'antennes couvrant 90% de la population lui coûtera un milliard d'euros.
La Bourse apprécie
Seule ombre au tableau : "Nous avons constaté une légère augmentation du désabonnement au mois de juin", note le directeur général, Maxime Lombardini qui pointe que "10.000 abonnés" ont quitté Alice et Free pour Bouygues Telecom qui vient de lancer la première offre quadruple play (Internet +TV + fixe+mobile) du marché. Mais selon lui l'épisode est bien terminé. Côté rentabilité, Iliad se félicite d'avoir atteint "une marge record" de 38,4% contre 37,1% un an plus tôt notamment grâce à l'augmentation du dégroupage et à la croissance des services à valeur ajoutée comme la vidéo à la demande.
Les mauvais esprits liront simplement dans ces jolies marges le fait que Free a cessé de répercuter sur l'abonnement de ses abonnés ses constantes économies d'échelles : le tarif symbolique de 29,90 euros de son offre triple-play n'a pas bougé depuis 2002. Investisseurs et boursicoteurs n'en ont cure : à la clôture de la Bourse jeudi, l'action Iliad/Free progressait de plus de 4%.
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