Le député socialiste Jean Glavany à l'Assemblée nationale le 16 janvier 2008 © TF1/LCIL'ancien ministre socialiste assume. Et pour lui, il n'y a nul doute que Bruxelles était au courant de ce système d'aides alors accordées aux producteurs français de fruits et légumes : "Je suis sûr que Bruxelles connaissait l'existence de ces aides, versées par les pouvoirs publics. Le vrai problème, c'est de faire la différence entre l'aide d'urgence, et des subventions qui n'ont pas lieu d'exister. J'ai eu l'occasion d'intervenir dans certains cas pour stopper certains versements", déclare l'ancien ministre, député des Hautes-Pyrénées, dans un entretien au Parisien mardi. Jean Glavany enfonce le clou et va jusqu'à renvoyer la commission européenne dans les cordes en se disant "étonné" qu'elle "donne des leçons dans le secteur des fruits et légumes", "car l'action de Bruxelles est totalement défaillante dans ce domaine".
Revenant sur l'action de l'Etat vis-à-vis des maraîchers, Jean Glavany enfonce le clou et critique la manière d'agir de Bruno Le Maire : "L'Etat français est intervenu parce qu'on n'avait pas le choix, et parce qu'on ne peut pas attendre que les producteurs soient à l'agonie", estime-t-il. Pour l'ancien ministre, "il est clair" que le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire "s'est un peu précipité" en déclarant qu'il fallait rembourser ces aides et "qu'il aurait dû attendre le résultat du recours déposé par la France devant la cour de justice européenne pour prendre une décision". "Il a été secrétaire d'état aux affaires européennes. Il veut donc être plus européen que tout le monde. Il a commencé à corriger son erreur dans ses dernières déclarations. Cette polémique, c'est surtout une petite faute de jeunesse", assure M. Glavany.
Les producteurs de fruits et légumes vont devoir rembourser une partie des millions d'euros d'aides versées par l'Etat français entre 1992 et 2002, conformément à une exigence de Bruxelles, a indiqué lundi Bruno Le Maire. Ce dernier organisait d'ailleurs une réunion mardi sur les modalités de remboursement de ces aides avec les principales fédérations de producteurs de fruits et légumes ainsi que les distributeurs. Cette réunion, débutée vers 14h30, réunissait entre quarante et cinquante personnes.
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