La direction s'engage à lutter contre le stress

le 26 août 2009 à 11h43 , mis à jour le 26 août 2009 à 11h50

Après plusieurs suicides de salariés, les syndicats avaient demandé dans une lettre à la direction de "prendre en considération" le problème de la souffrance au travail.

TF1 / LCI France TélécomFrance Télécom

Après plusieurs cas de suicides de salariés, la direction de France Télécom a décidé de réagir. Elle s'est engagée mercredi à "l'ouverture rapide d'une négociation" sur le stress au travail au sein du groupe, après une rencontre avec les syndicats mardi.
 
Les négociations porteront sur "la déclinaison dans le groupe des dispositions de l'accord interprofessionnel sur le stress", conclu par le patronat et les syndicats en juillet 2008, précise le communiqué. Olivier Barberot, le DRH du groupe, a rencontré mardi les délégations des six syndicats de France Télécom, qui dans une lettre commune au Pdg Didier Lombard début août, avaient demandé de "prendre en considération" le problème de la souffrance au travail et des suicides de salariés, et d'entamer des négociations sur le stress dès la rentrée.

"Management par la terreur"
 
La direction, "pleinement consciente de la nécessité de renforcer la prévention des risques psycho-sociaux", a également promis le "renforcement des équipes de médecine au travail et l'amélioration du réseau des assistantes sociales", le "renforcement des équipes de ressources humaines de proximité", et "la réaffirmation de la possibilité de négociations locales sur les mesures d'accompagnement liées à des projets d'évolution d'organisation", ajoute le communiqué. L'analyse "des circonstances des drames individuels survenus au cours de l'été montre que la forte implication et le soutien des managers locaux des salariés qui ont attenté à leurs jours n'ont malheureusement pas permis d'éviter une issue tragique", souligne le communiqué.
 
Trois salariés du groupe se sont suicidés dans l'été, portant à 20 le nombre de suicides depuis février 2008, selon l'Observatoire du stress et de la mobilité forcée créé par les syndicats Sud-PTT et CFE-CGC. L'un d'entre eux, à Marseille, a notamment dénoncé dans une lettre sa "surcharge de travail" et un "management par la terreur". Pour le dernier cas, à Besançon, le parquet a estimé qu'à la lecture d'une lettre laissée par la victime, il était "impossible d'établir un lien formel de causalité entre ses problèmes professionnels et son geste fatal", mais les syndicats mettent en cause ses conditions de travail.

(D'après agence)

le 26 août 2009 à 11:43
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4 Commentaires

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  • Polo, le 27/08/2009 à 20h48

    10 ans de retard. Cela fait plus de dix ans que la direction de France Telecom aurait dû réagir. Le management de l'entreprise prétend avoir un "rôle social". Bravo ! C'est réussi !

  • BRUNO, le 27/08/2009 à 13h17

    C est incroyable de voir ce genre de gros pobleme nous sommes soit disant dans un pays evolue des reunions des reunions des reunions pour n aboutir a rien il est scandaleux de voir ce genre de communiquer les clients devraient boycotter france telecom c est de l esclavage moderne alors que font les grands penseurs de drh dans leur bureau ils sont toujours depasse pour un rien j espere que le gouvernement va sanctionner et faire du menage

  • Gerardclermont, le 26/08/2009 à 16h46

    Les employés de france telecom ont traité les clients de cette société comme des terreux sous le monopole. Aujourd'hui, des centaines de milliers de client ont quitté france telecom pour aller chez SFR, tele2, Free, .....etc Et non seulement, ils paient moins chers mais ils ne sont pas pris pour des veaux ! ! Ils sont devenus des clients respectés. Alors, le personnel de France telecom est une société privée qui doit travailler comme toutes les sociétés privées.

  • Jeff, le 26/08/2009 à 13h33

    Il est bien pointé du doigt le problème à la lecture des onclusions du parquet de Besançon .. Même devant l'évidence d'un suicide accompagné d'une lettre et je pense aussi d'un éventuel témoignage de la famile et des collègues, la justice se moque complètement des victimes préférant défiler en réaction à toute atteinte à leurs privilèges. Quand je vois à combien des multinationales sont condamnées (lorsqu'il y a effectivement procès ce qui est déjà difficile à obtenir) Je me dit que les chefaillons qui n'ont pour raison d'être que d'être des exécuteurs de basses oeuvres ont encore de beaux jours devant eux !!

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