Image d'archives © TF1/LCIPour la CGT, la procédure lancée est déjà une victoire symbolique. Elle vise le groupe Trèves, qui fabrique des revêtements intérieurs pour les véhicules. L'entreprise est implantée dans 20 pays, avec 7500 salariés, dont 2900 sur neuf sites en France. Et elle a été largement aidée par le Fonds de modernisation des équipements automobiles.
Le directeur de PTPM libéré
Retenu depuis lundi par le personnel, le directeur du fabricant de tissus pour automobiles à Aÿ, a été libéré mardi soir après un accord sur des négociations concernant la réindustrialisation du site promis à la fermeture.
Publié le 27/04/2010
Après Sodimatex, l'action des salariés de PTPM
Après des plaintes en justice, les salariés de PTPM, propriété du groupe Trèves -comme Sodimatex, menacée d'explosion par ses salariés au début du mois- retiennent depuis lundi soir leur direction dans l'usine à Aÿ censée fermer.
Publié le 26/04/2010
Reconnue par les pouvoirs publics comme équipementier stratégique pour le secteur, à la suite des travaux d'une table ronde réunissant partenaires sociaux, collectivités et Etat, l'entreprise avait touché 55 millions d'euros fin février. Cette table ronde avait conclu à la viabilité du site PTPM (Production textiles et plastiques de la Marne) d'Ay, dans la Marne. Ce qui n'avait pas empêché le groupe d'annoncer le 10 avril la fermeture de l'usine, supprimant 130 emplois et transférant l'activité à l'étranger. Egalement concerné par la décision de fermer : le site de Crépy-en-Valois, dans l'Oise. Dans la foulée, le groupe avait annoncé le doublement de son objectif de départs volontaires à plus de 600 employés. Le tout, en arguant de problèmes dus à la crise.
"Une première en France"
Mais la contre-attaque s'est organisée du côté syndical : la CGT a décidé d'appeler les contribuables à déposer plainte pour "utilisation frauduleuse de fonds publics" pour protester contre la fermeture du site d'Ay. Plus de 1200 ont répondu. "C'est une première en France", se réjouit Christine Tuffin, secrétaire CGT du comité d'entreprise du site.
Pour le syndicat, mais aussi pour des experts locaux, la crise sert surtout au groupe d'excellent prétexte pour justifier la fermeture, malgré les aides reçues. "C'est une stratégie qui a été mise en place bien avant la crise économique et grâce à cette manne, Trèves a accéléré les processus de restructuration et de délocalisation hors de l'Union européenne", explique Michel Dehu, responsable du Centre d'études et de recherches économiques et sociales de Champagne-Ardenne.
Quel est désormais l'avenir de cette procédure ? "La plainte a été considérée comme recevable, le parquet de Paris l'a prise en mains et le SRPJ de Reims est diligenté pour une enquête d'environnement (préparatoire)", explique Christine Tuffin. Selon la syndicaliste, plusieurs personnes ont déjà été auditionnées, dont elle-même.
D'après agence
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