
Les négociations pour la reprise de l'usine de Villemur ont fait long feu. Mercredi, Molex a annoncé l'échec des discussions "avec l'acheteur potentiel". Dans un communiqué, l'équipementier automobile américain a indiqué que "la société identifiée par le gouvernement français (...) ne semblait pas avoir un business plan pour l'usine de Villemur et ses salariés, et n'avait pas la volonté de faire les investissements de capitaux nécessaires". Par ailleurs, "Molex est troublé par la présentation erronée de ses efforts de ré-industrialisation", a déclaré le groupe, en riposte aux reproches de M. Estrosi. "Le moins qu'on puisse dire, c'est que nous avons été surpris, choqués" par le communiqué du ministre, a déclaré le vice-président Europe pour les ressources
Dans la matinée, le ministre de l'Industrie avait durci le ton visà vis du groupe américain. "La direction américaine de Molex ne se comporte pas comme elle devrait", avait déclaré le Christian Estrosi, qui avait également jugé que "par son attitude particulièrement peu constructive" elle "bloque toute solution d'avenir" pour le site de Villemur-sur-Tarn. Si Molex ne négocie pas "de bonne foi avec le repreneur afin d'aboutir à un projet de reprise validé par les deux parties d'ici au début de la semaine prochaine", le gouvernement demandera "officiellement aux constructeurs automobiles français de suspendre immédiatement toute commande de matériel incluant des produits fabriqués par Molex", avait menacé le ministre dans un communiqué.
Les 283 salariés de l'usine se battent depuis dix mois contre la fermeture du site, qu'ils estiment économiquement viable. Pour sa part, le groupe américain refuse de céder son activité puisqu'il continue d'être présent sur le marché automobile européen, mais se dit ouvert à une reprise de l'outil industriel.
(D'après agence)
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