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Gros coup de pouce en vue pour le fret


le 15 septembre 2009 à 09h36 , mis à jour le 15 septembre 2009 à 09h36.
Temps de lecture
3min
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Image d'archives / Crédits : TF1/LCI

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EntreprisesLe gouvernement s'apprête à annoncer un plan de 5 milliards d'euros pour le fret, malmené par la crise et dont les pertes pourraient passer à 600 millions en 2009, selon Le Figaro.

Le dossier du fret, l'un des chantiers majeurs du Pdg de la SNCF Guillaume Pepy, revient sur le devant de la scène après des négociations avec les syndicats interrompues en mai 2008 et une grève en novembre qui s'est soldée par la suspension d'une réforme des conditions de travail. Entre temps, le fret a encore beaucoup souffert de la crise : ses pertes pourraient passer de 340 millions d'euros en 2008 à 500 ou 600 millions en 2009.

C'est dans ce contexte difficile que le gouvernement devrait annoncer mercredi, selon Le Figaro Economie, un plan de 5 milliards d'euros consacrés au développement du transport ferroviaire de marchandises. Ce vaste programme devrait être financé par le grand emprunt national annoncé au printemps par Nicolas Sarkozy, précise le quotidien. Certaines sources proches du dossier, citées par le journal, n'excluent pas que l'enveloppe soit finalement de 7 milliards d'euros.

"Concurrence faussée entre le rail et la route"

Ce grand plan, qui se situe dans le droit fil du Grenelle de l'environnement, devrait être baptisé Fret d'avenir. D'après le quotidien, il n'a toutefois pas pour vocation de combler les déficits que la SNCF accumule dans le transport de marchandises. Cette somme serait en fait consacrée à quatre projets : les autoroutes ferroviaires, les TGV de transport de marchandises, l'alliance du train et des cargos et la création d'entreprises locales de fret.

La SNCF planche depuis un moment déjà sur la création de filiales pour certains trafics (sans statut de cheminot pour leur personnel), des autoroutes ferroviaires (trains fret à grande vitesse à l'instar de la ligne Perpignan-Luxembourg), des trains fret entre aéroports, des dessertes portuaires. Et elle devrait préciser sous peu ses projets pour "booster" le fret. "Il sera question du schéma directeur, du cadre général d'évolution", selon François Noguet, DRH à la SNCF. Est notamment envisagé l'abandon de 50 à 60% du trafic du wagon isolé (transport de marchandises d'un client sur une partie d'un train et non sur le convoi entier). Cette formule, qui concurrence directement les camions, ne représente que 6% du chiffre d'affaires du groupe mais 65% de ses pertes.

Mais les syndicats redoutent 4000 à 6000 postes de cheminots en moins sur un effectif fret d'environ 14.000. Tous parlent de "concurrence faussée entre le rail et la route" et soulignent l'importance des choix politiques. L'audit commandé ce printemps par la SNCF souligne d'ailleurs les exemples allemand et suédois en la matière : création de péages routiers outre-rhin et péages ferroviaires très bas en Suède. Face aux inquiétudes au sein des cheminots, plusieurs syndicats ont émis une "alarme sociale" : une demande de concertation immédiate, qui oblige les parties à négocier avant tout dépôt de préavis de grève conformément à la loi sur le service minimum d'août 2007. Leur demande d'une table-ronde avec le gouvernement au sujet du fret a été soutenue vendredi par la direction.

D'après agence

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  • Pilepoil : La véritable question est : le service public a-t-il comme objectif de produire des bénéfices ? Je réponds non, le service public n'a pas de prix , même si l'Etat (vous et moi) devont compenser. Car au final, le public (vous et moi) sommes gagnants. Il est évident qu'une petite clinique de campagne coûte, qu'un petit bureau de poste coûte, qu'une petite gare ou qu'un wagon isolé coûte, qu'une petite école de village coûte....Mais à vouloir absolument le "tout profit", c'est la désertification des campagnes, les camions sur les routes, une vie beaucoup plus compliquée pour les citoyens , une inégalité d'accessibilité à ces services alors que chaque citoyen a légitimement le droit d'y prétendre.

    Le 16/09/2009 à 11h56
  • Jean : C'est ici qu'il faut introduire la dimension écologique , à savoir que la marché potentiel du fret ferroviaire est énorme ; en effet, si on prenait en compte tous les camions qui ne transitent uniquement sur le territoire français (Nord Europe vers Sud Europe, Est/ ouest) sans s'y arrêter , il y a de quoi remplir des trains ; des petits pays y arrivent (Suisse , Autriche) , c'est donc la volonté politique et le manque de civisme des salariés SNCF qui sont des freins...

    Le 16/09/2009 à 09h53
  • Remi : Ne pas oublier que le fret est ouvert a la concurrence depuis plusieurs annees sur le reseau francais. ECR, Veolia, Colas Rail font rouler leur train de fret et repondent aux appels d'offres. Ce plan est aussi pour eux. Il est interessant de voir que certains trains pris par le privee sont repasses a la sncf. Faire du train coute cher, une locomotive n'est pas un camion, le train paye pour rouler sur le reseau RFF.

    Le 16/09/2009 à 08h16
  • Antonio : Le problème de la SNCF n'est pas le fret mais la "gréviculture". Lorsque le marché sera réellement ouvert, les cheminots devront cesser de piller leur entreprise, respecter leur outil de travail et trouver le moyen de le rendre compétitif s'ils veulent continuer d'en vivre.

    Le 16/09/2009 à 08h15
  • Tom : Roger de Sète, tu ne connais rien à la SNCF et tes propos le prouvent Je suis un cheminot qui bosse, peut être plus que toi, et les cheminots n'ont pas de prime charbon alors vérifie tes sources et réfléchis un peu avant de sortir des aneries

    Le 15/09/2009 à 23h26
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