Changement de tête

le 05 octobre 2009 à 08h19 , mis à jour le 05 octobre 2009 à 11h02

Dans la tourmente après une série de suicides ces derniers mois, l'opérateur annonce lundi le remplacement de Louis-Pierre Wenes, numéro 2 du groupe, par Stéphane Richard.

[Expiré] [Expiré] Stéphane Richard France Télécom © AFP

L'opérateur France Télécom a annoncé lundi le remplacement de Louis-Pierre Wenes, numéro deux du groupe, par Stéphane Richard, désigné il y a quelques mois pour succéder au PDG du groupe Didier Lombard en 2011. Stéphane Richard est nommé directeur général adjoint en charge des opérations France à compter de ce jour, indique le groupe dans son communiqué.
 
Cet ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde est arrivé le 1er septembre à France Télécom. Arrivé en décembre 2002 comme directeur des achats et de l'amélioration de la performance, Louis-Pierre Wenes, 60 ans, a supervisé à partir de septembre 2005 la mise en place du plan "Next", pour moderniser l'opérateur, avant d'être chargé en 2006 des opérations en France et de la transformation du groupe. Depuis février, il est aussi directeur général adjoint.
 
Didier Lombard et Louis-Pierre Wenes, maîtres d'oeuvre du désendettement et de la mutation commerciale de l'opérateur, sont sous le feu des critiques avec la vague de suicides (24 en 18 mois) qui touche leurs salariés.

Prolongation jusqu'au 31 décembre du gel des mutations

France Télécom, qui avait annoncé la suspension des mobilités de salariés jusqu'au 31 octobre, va prolonger ce gel des mutations jusqu'à la fin de l'année, comme le souhaitaient les syndicats, a-t-on appris lundi de sources syndicales. "La date du 31 octobre pour le gel des mobilités a sauté. La direction nous a annoncé par téléphone qu'elle la reportait jusqu'au 31 décembre, jusqu'à la fin des négociations" sur le stress au travail, a expliqué à l'AFP Patrice Ackermann (Sud-PTT). Toutes les organisations syndicales demandaient un moratoire sur les mobilités de salariés liées aux restructurations jusqu'à la fin des négociations. "C'est plutôt positif", a estimé M. Ackermann. Contactée, la direction n'a pas souhaité faire de commentaire sur ce report.

le 05 octobre 2009 à 08:19
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24 Commentaires

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  • Saturnin, le 06/10/2009 à 14h29

    Trop facile de virer le numéro 2. Le PDG veut sauver sa tête mais il est grillé, c'est qui doit partir.

  • Pilepoil, le 06/10/2009 à 12h23

    Aldo, travailler oui, mais tout sacrifier à sa vie professionnelle non. Vous ne voyez pas grandir vos enfants, vous ne pouvez pas tisser de lien social à déménager ainsi tout le temps, pardon de vous le dire mais vous êtes devenu un robot. Entre l'assistanat et le "tout pour ma boite" il y a certainement un équilibre à trouver. Dans ce que vous décrivez, l'humain a disparu, cela ne fait pas envie. Vivre ne doit pas se résumer à être un pion sur l'échiquier de l'économie, corvéable et malléable à volonté.

  • Aldo, le 06/10/2009 à 04h32

    A Belette77, vienfaire un stage de quelques mois aux US, tu verras a quel point les gens sont mobiles ici. J'ai fait 4 companies en 6 ans, demenage 3 fois, ai vecu loin de ma famille plusieurs mois a prendre l'avion pour rentrer le week end. Mon cas n'est pas isole. D'autres font 120x2 km par jour. Personne ne pense au suicide mais plutot a se defoncer pour nourrir la famille et payer la maison. Et puis, on prend son mal en patience en attendant des jours meilleurs et changer a nouverau de boite...cest aussi cela les US, la mobilite.

  • Tribord, le 05/10/2009 à 15h29

    F.T. a préparé sa mutation pour faire façe a la liberation des télécom dés les années 80.Mais les syndicats et une grande partie des personnels (non cadres)refusaient de croire qu'un jour cette grande Entreprise d'Etat pourrait etre concurencée.Beaucoup ont freiné des quatre pieds.Mais le grand boulversement a bien eu lieu ! F.T. est pourtant un bel exemple de reussite du passage dans le secteur industriel et commercial privé. Mais F.T. a du adopter les stratégies du secteur privé,avec compression d'effectifs,mutations,formation. Avec aussi hélas,le recrutement de managers dont l'objectif consiste à faire monter la préssion pour produire plus ou de rendre son tablier voire de rendre la vie.C'est maitenant la triste stratégie de la majorité des grandes Entreprises .

  • Belette77, le 05/10/2009 à 14h56

    Pour Répondre à MZ et danieleH arrêtez de dire qu'un salarié qui refuse la mobilité est un fainéant. Que faisiez vous donc comme métier ? Vous a t'on demandé d'aller travailler à 80 voir 120 kms de chez vous. Vous voyez un peu le temps passé dans les transports sans compensation en plus. Auriez vous accepté de vendre votre maison pour aller travailler plus loin ? Ne tirez pas à boulets rouges sur certaines catégorie de personne. Balayez devant votre porte. Car combien de personne que je connais dans le privé refusent systématiquement d'aller travailler plus loin pour sauver leur entreprise personnellement aucune. Préférant pour certains aller pointer au chômage avec comme argument cela me couterais trop cher si j'acceptais de partir. Contrairement à ce que l'on dit certains fonctionnaires n'ont pas le choix eux !!! Il ont peut-être la sécurité de l'emploi mais à quel prix car pour eux pas de licenciement mais une démission si cela ne convient pas et pas de chômage à la clé donc pas le choix il faut subir. Donc il faut réfléchir un peu avant de parler et surtout s'exprimer en connaissance de cause. A bon entendeur

  • Noémie, le 05/10/2009 à 14h01

    Antoine de Paris a raison : ça se voit chez FT car ils ont de nombreux salariés, mais c'est la même chose partout. Il faudrait penser au problème global et non prendre seulement quelques exemples qui sautent aux yeux pour faire semblant de répondre à des cas particuliers...

  • Jacques, le 05/10/2009 à 13h12

    @ ATOLL, LA CAPELLE : Parce que vous croyez que tous les cols blancs s'engraissent ??? Allez demander à un jeune diplômé combien d'heures il fait par semaine et combien il gagne... SVP n'employez pas l'expression cols blancs pour désigner une minorité de cadres. Quand on ne sait pas, on se tait...

  • DanieleH, le 05/10/2009 à 12h49

    A force d'être assistés, les français ne veulent plus travailler. C'est lamentable et ça commence maintenant à l'enfance. Cela devient grave quand cette habitude d'en faire le moins possible, ce manque de mobilit, toutes les choses qu'il faudrait accepter pour que notre pays se sorte de la crise et du chomage, "n vient à démoraliser les gens qui ne voient d'autre solution que de e suicider. Si nous pensions à la vie de nos grands parents, nous verrions que leur situation était encore bien plus pénible que la nôtre. Il a fallu du courage pour s'en sortir. Nous devrions prendre example sur eux. Les commentaires négatifs ne vont pas arranger les choses. Madame Lagarde a propos" de nommer une personne dont elle connait la compétence. C'est souvent comme cela que l'on retourne la situation. Je lui fais entiérement confiance. Espérons que l'on pourra motiver et redonner de l'espoir aux personnes qui l''ont perdu. .

  • Antoine, le 05/10/2009 à 11h35

    Il y a 2 fois moins de suicides chez France télécom que dans le reste de la population salariée. 12 000 suicides par an pour 25 millions de salariés ( chômeurs exclus) 16 suicides sur 1 an chez France Télécom pour de 100 000 salariés en France Faites le calcul. Les chiffres ne trompent jamais. France télécom n'est qu'un exemple médiatique, le mal est plus général et plus profond.

  • Mz, le 05/10/2009 à 11h18

    En général en France quand on demande à un employé de bosser (à plus forte raison un fonctionnaire ou « semi » fonctionnaire), il traîne les pieds, se met en maladie, en grève, etc. Pour les gens encore moins habitués, c'est un tel choc de leur demander une chose aussi inconcevable qu'ils se suicident. FT, Edf, Sncf, etc. font appel à des boites privées pour faire le boulot qu'ils devraient effectuer eux même, puisque payés pour. Le pire, c'est que dans des boîtes comme ça, ceux qui veulent bosser correctement (et il y en a) se font tellement détruire par leur collègues qu'ils renoncent et rentrent dans le moule de la paresse absolue à la française. Je ne rentre pas dans le détails mais j'ai des exemples chaque jour. Et je ne parle ni des profs, ni de la poste ou autre agents municipaux?Changer le patron ne résoudra rien, et la France s'enfonce de plus en plus chaque jour, malgré les efforts de nos gouvernants

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