
Se dirige-t-on vers une "guerre" du nucléaire entre le plat pays et le groupe français ? Le gouvernement belge a donné jusqu'à jeudi prochain à GDF Suez pour régler le différend qui l'oppose au groupe français sur une contribution de 750 millions d'euros demandée au secteur nucléaire, rapporte samedi le quotidien belge Le Soir.
Le gouvernement belge exige que GDF Suez, propriétaire de l'électricien belge Electrabel, concrétise d'ici jeudi par un accord signé "ses engagements pris de manière informelle", selon le journal. Passé cet ultimatum, "ce sera la guerre" entre GDF Suez et le gouvernement belge, affirme Le Soir. Cet ultimatum intervient après une virulente controverse suscitée par des récentes déclarations du patron du groupe français, Gérard Mestrallet, qui avait affirmé à un journaliste que la contribution de GDF Suez en 2009 au titre de ses activités nucléaires en Belgique, "ce ne sera pas 500 millions d'euros mais zéro". GDF Suez conteste déjà devant la cour constitutionnelle une première contribution de 250 millions d'euros imposée au secteur nucléaire au titre de l'année 2008.
"Otage"
Selon le gouvernement, les centrales nucléaires belges, amorties depuis longtemps, génèrent des bénéfices tels qu'une partie d'entre eux doit revenir à la collectivité via une contribution au budget de l'Etat. Le Premier ministre Herman Van Rompuy et le ministre de l'Energie Paul Magnette ont été interpellés au Parlement sur la déclaration de M. Mestrallet, l'opposition écologiste estimant notamment qu'ils étaient "otage" de GDF Suez. Selon la porte-parole de Paul Magnette, si la justice donne raison au gouvernement, celui-ci réclamera bien la contribution des électriciens pour 2008 et 2009, soit 750 millions d'euros en tout.
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