© DRUn sondage Apave-TNS Sofres diffusé vendredi révèle un peu plus l'ampleur du problème : deux Français sur trois se disent de plus en plus stressés au travail. Ils sont même 73% à éprouver cette aggravation dans la tranche d'âge des 35-49 ans. Sur ce thème de plus en plus douloureux, alors que dépression et anxiété sont reconnues comme venant au premier rang des maladies professionnelles et qu'un groupe, France Télécom, a tout particulièrement focalisé les critiques après une vague de suicides liés, selon les syndicats, à un "management par le stress", Xavier Darcos a voulu annoncer des mesures. Il a exhorté les entreprises de plus de 1000 salariés à ouvrir des négociations sur la prévention du stress au travail en s'inspirant d'un accord interprofessionel datant de 2008.
Les prêtres guettés par le "burnout"
Jeunes cadres surchargés, médecins, professeurs : tous sont guettés par cette forme insidieuse d'épuisement professionnel. A cette liste, il faut désormais ajouter les prêtres...
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Darcos recasé... à Versailles ?
L'ex-ministre du Travail aurait accepté la proposition de Nicolas Sarkozy et devrait présider l'établissement du château de Versailles. Mais le titulaire du poste, Jean-Jacques Aillagon, souhaite rester.
Publié le 24/03/2010
Stressé au travail : et si c'était votre patron qui payait ?
Intitulé "Bien-être et efficacité au travail", un rapport, remis mercredi à François Fillon, préconise d'intégrer la santé des salariés dans les critères de rémunération des dirigeants.
Publié le 17/02/2010
"Ces risques psychosociaux, nous les avons longtemps sous-estimés, parce qu'il est plus facile de repérer quelqu'un qui tombe dans un haut-fourneau que quelqu'un qui souffre", a déclaré le ministre lors d'un discours. "Ils sont pourtant réels, comme la situation humaine et sociale à France Télécom l'a montré de façon particulièrement dramatique", a-t-il souligné. Xavier Darcos entend donc développer d'urgence une "politique de prévention active". Interrogé par des journalistes sur l'éventuelle mise en place de sanctions pour les grandes entreprises qui n'ouvriraient pas de négociations avant la date limite du 1er février, le ministre a répondu : "La première sanction c'est la transparence. Nous commençons par ça. Nous ferons un bilan en février et nous verrons à ce moment-là". Mais, a-t-il ajouté, "rien n'est exclu, nous sommes dans une première phase".
Un site dédié, "Travailler mieux"
Le bilan pour les grandes entreprises sera rendu public sur un site dédié, "Travailler mieux". Pour les PME et les TPE, le ministre demande la mise en place d'actions d'information sur les risques psychosociaux, les outils de diagnostic et les indicateurs d'action avec l'appui des services de santé au travail.
Pour les entreprises engagées dans un processus de restructuration, le ministre demande aux directions régionales des entreprises et de la concurrence de prendre en compte les risques psychosociaux dans tout le processus de restructuration. Une structure dédiée à ces questions sera créée au sein de la Direction générale du travail, chargée de conseiller les entreprises et de rappeler à l'ordre les retardataires. Tous les éléments de ce dispositif seront repris dans un second Plan santé au travail qui sera élaboré avant la fin de l'année.
Alors que Xavier Darcos annonçait ces mesures, le patron de France Télécom a d'ores et déjà voulu faire preuve de bonne volonté : il a indiqué vendredi qu'il entendait avoir "bouclé vers le mois de décembre" le plan anti-stress propre au groupe. "Les événements font qu'on est plutôt en avance", a-t-il souligné, alors que la direction du groupe a déjà ouvert avec les syndicats des négociations sur le stress, après la série de 24 suicides au sein du groupe en 18 mois.
D'après agence
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