© LCI/TF1Faites vous partie des 52% de Français qui estiment que, "dans une certaine mesure", le travail contribue à la dégradation de votre état de santé ? Un sondage TNS (1) pour l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail publié mardi, révèle qu'une large majorité de Français mais aussi d'Européens estiment que le travail contribue, au moins dans une certaine mesure, à dégrader leur santé.
En France, 27% des personnes interrogées pensent que le travail contribue "beaucoup". 16% des Français jugent qu'il n'y contribue "pas vraiment", et 4% "pas du tout". En Europe (27 pays), 28% des personnes interrogées considèrent que le travail dégradent "beaucoup" leur santé, 47% "dans une certaine mesure", 15% "pas vraiment" et 6% "pas du tout" (4% ne savent pas). C'est en Lituanie (91%) qu'on trouve le plus fort taux de personnes estimant leur santé plutôt ou "beaucoup" dégradée par leur travail, le plus faible taux étant celui de Malte, avec quand même 61% des voix. Des résultats "surprenants", selon Jukka Takala, directeur de l'Agence européenne. Selon lui, "l'impact du travail sur la santé est évidemment réel", mais "les attentes vis-à-vis du travail se sont aussi accrues: le travail n'a plus seulement une fonction de survie".
Les Grecs, les plus pessimistes
Les Français jugent que les conditions de travail se sont "plutôt" (50%) ou "beaucoup" (9%) améliorées ces cinq dernières années. Au contraire, 30% pensent qu'elles se sont "plutôt détériorées", et 7% "très détériorées" (4% NSP). En Europe, 57% des personnes interrogées pensent qu'elles se sont beaucoup ou plutôt améliorées, 32% pensent le contraire (1% NSP).
La Grèce arrive en tête des pays les plus pessimistes, devant la Bulgarie, la Slovénie et la Roumanie. Mais les Français estiment aussi à 72% que les conditions de travail risquent de se dégrader "beaucoup ou "dans une certaine mesure" à cause de la crise, 27% pensant l'inverse (11% NSP). Dans l'Union européenne, 61% des sondés pensent que la crise va beaucoup ou plutôt dégrader leurs conditions de travail, contre 34% qui pensent le contraire (5% NSP). Les plus pessimistes sont les Lituaniens, les Slovènes, les Grecs et les Estoniens.
Le salaire (63%) et la sécurité de l'emploi (54%) influenceraient le plus les Français s'ils cherchaient du travail, loin devant les conditions de santé et de sécurité (30%). En Europe, les conditions de travail et de sécurité arrivent aussi en troisième position avec 36%. Seuls les Néerlandais les placent en première position et six pays en dernière position : l'Autriche, l'Irlande, le Royaume-Uni, la Slovaquie, l'Estonie et la Roumanie.
(1) Sondage réalisé auprès de 27.106 personnes, interrogées dans les 27 pays de l'Union européenne par téléphone ou en face à face, entre le 24 mars et le 12 mai 2009. Les échantillons représentatifs ont été tirés au hasard dans la plupart des pays (et selon la méthode des quotas aux Pays-Bas, Hongrie, Grèce et Belgique) ce qui implique une marge d'erreur de 0,3 à 0,6% sur l'ensemble de l'UE, et de 1,4 à 3,1% dans chaque pays.
(D'après agence)
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