Les salariés rassemblés après le suicide

le 26 octobre 2009 à 11h02 , mis à jour le 26 octobre 2009 à 11h51

Plusieurs centaines de salariés se sont réunis devant l'usine de Chateaubourg, en Ille-et-Vilaine, pour dénoncer les pressions au travail après le suicide d'une collègue vendredi.

Les salariés de l'usine Thalès de Chateaubourg regroupés sur le site en hommage à leur collègue suicidéeLes salariés de l'usine Thalès de Chateaubourg regroupés sur le site en hommage à leur collègue suicidée © TF1/LCI

Les visages graves, plusieurs centaines de salariés de l'usine Thalès de Chateaubourg, en Ille-et-Vilaine, sont rassemblés lundi devant le site après le suicide d'une collègue vendredi. Certains sont revenus de vacances pour se rassembler et observer une minute de silence avant des prises de paroles.

  • Se disant harcelé, l'employé de La Poste se suicide

    Dans la banlieue de Rouen, un employé de 39 ans s'est jeté du quatrième étage de son immeuble en laissant une lettre où il dénonçait, selon RTL, le harcèlement de sa hiérarchie. Sa veuve accuse : "Ils se sont acharnés contre lui".

    Publié le 04/03/2010 Se disant harcelé, l'employé de La Poste se suicide
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Selon Bernard Simon (CFDT), le personnel du site est abattu. "D'autres salariés sont fragilisés, il faudra faire un gros travail pour que les gens discutent entre eux et fassent remonter leur problème", a-t-il expliqué. Il a fustigé une direction "autiste" qui avait été alertée à plusieurs reprises. "Les managers faisaient remonter les problèmes en vain", a-t-il ajouté. De son côté, Didier Pihouet, délégué CFTC, a dénoncé "une course au chiffre d'affaires qui stresse tout le monde" et "un défaut d'organisation". "On a tiré la sonnette d'alarme, on se sent écouté mais rien ne se passe", a-t-il dit. Les salariés attendent la fin de la réunion entre cinq membres de la direction de Thalès et les syndicats qui se tenait lundi matin.  
 
"Pression à tous les instants"
 
Une des collègues de la salariée qui s'est donnée la mort, qui l'a eu comme responsable pendant cinq ans, a salué sa mémoire. "C'était quelqu'un de très humain, quand quelque chose n'allait pas, elle cherchait toujours à en connaître la raison. On l'a descendu de grade et donné un travail dévalorisant", a-t-elle raconté.  "Jadis on travaillait plus sereinement", a témoigné une autre salarié, 20 ans d'ancienneté. "Ce qui a changé, c'est la pression que l'on sent à tous les instants pour tenir les objectifs", a-t-elle expliqué à l'AFP.
 
L'entreprise Thalès MicroElectronics de Châteaubourg compte quelque 530 salariés et fabrique des puces électroniques. Michelle Morellec, 45 ans, a mis fin à ses jours vendredi à son domicile.

(D'après agence)

le 26 octobre 2009 à 11:02
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6 Commentaires

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  • Baro, le 26/10/2009 à 19h08

    Oui c'est bien malheureux pour la famille et ses collègues,c'est le tout système qui est à revoir

  • Jean charles, le 26/10/2009 à 15h23

    Une photo très forte. On sent l'ambiance pesante.

  • ANNE, le 26/10/2009 à 14h16

    HERVE PERTUIS : avant de comprendre le profil psychologique je pense qu'il est urgent de s'attacher au profil psychologique des harceleurs, car à la bas les grands malades se sont eux pour arriver à pousser quelqu'un au suicide. Ces gens là sont des assassins.

  • Anne, le 26/10/2009 à 14h11

    Le management est une chose, mais la personnalité du manageur est très importante, car il faut avoir une sacré dose de sadisme pour harceler un collègs cela freinerait certains sadiques dans leur élan destructeur. Quand ils feront de la prison ferme et paieront de grosses amendes, je pense qu'il y en aura moins, mais aujourd'hui en France pour prouver le harcèlement c'est le parcours du combattant voire quasiment impossible. Dans ma commune un employé municipal a été convoqué parce qu'il me parlait et on lui a demandé ce que je lui avais dit et qu'il perdait son temps avec moi, vous appelez cela comment vous ? Moi du despotisme. Des comportements pareils sont scandaleux. C'est pour cela que ces personnes n'ont absolument pas peur et continue de détruire des vies. Ils terrorisent. Il faut des punitions exemplaires MERCI DE ME PUBLIER

  • Hervé, le 26/10/2009 à 13h35

    Sans vouloir polémiquer, ne faut-il pas arreter de lier systématiquement le suicide avec l'entreprise dans laquelle il travaillait. Je ne dis pas que dans certains cas l'origine n'est pas le boulot mais, mis à part les retraités et ce qui ne travaillent pas, si on relie tous les suicides au boulot...ca va en faire des articles. Quant au reste, on ne connait pas le profil psychologique de la personne et les raisons menant à cet acte horrible et desespéré sont souvent complexes. Bien sûr qu'il faut dénoncer une situation professionnelle si elle est en cause mais attention à ne pas tomber dans la récupération politique ou syndicale systématique. Au moins en l'honneur des victimes. Merci.

  • Kitty, le 26/10/2009 à 11h59

    Mais qu'apprend on aux jeunes managers en matière de ressources humaines? Il faut revoir le contenu des enseignements et y réintégrer le côté humain d'une saine gestion. J'ai dirigé des équpipes dans la rigueur et dans le respect de chacun , les résulatats étaient là mais les discussions et les remises en question des deux côtés aussi.Un peu d'humilité Messieurs les nouvaux super diplômés, n'oubliez pas qu'un jour vous aussi vous serez " out". Quant à vous les anciens qui tirez profit du système, je ne voudrais pas être à votre place , vous n'avez plus ni repères (ah si le fric) ni aucune valeur morale.

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