Point de vote pour la "votation citoyenne" sur le statut de La Poste dans le XVIIIe arrondissement de Paris (3 octobre 2009) © TF1/LCI"Le non l'emporte à plus de 90%", ont déclaré lundi les organisateurs de la votation citoyenne sur l'avenir de la Poste. Les citoyens âgés de 18 ans et plus étaient appelés à répondre la semaine dernière à la question suivante: "Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ?". Quelque 2.123.717 personnes ont participé à la consultation organisée dans toute la France par une soixantaine d'organisations.
Les organisateurs ont salué un "rassemblement historique" réalisé autour "de la défense du service public" et ont demandé à être reçu par le président de la République ainsi que "par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale". Ils ont indiqué qu'ils allaient discuter entre eux des suites à donner à cette opération : forum citoyen, journée nationale de manifestation ou nouvelle votation. Le comité fera connaître "les initiatives qu'il compte prendre dans les jours qui viennent" a déclaré Souleil.
La participation enregistrée à cette votation populaire, a suscité un vif débat ce week-end sur la tenue d'un véritable référendum sur l'avenir de la Poste. Selon l'article 11 de la nouvelle Constitution adoptée en juillet 2008, un référendum d'initiative populaire peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs
inscrits. Laurent Fabius (PS) a déploré lundi matin le nombre élevé d'électeurs (10% des électeurs inscrits, soit 4,5 millions de personnes) nécessaire pour obtenir un référendum d'initiative populaire. 'C'est énorme" a-t-il dit. Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP dénonce une "vaste manipulation" (voir la vidéo).
D'après agence
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