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GM garde Opel... avec 10.000 emplois en moins

Par L.D. (Avec agence), le 04 novembre 2009 à 21h55, mis à jour le le 05 novembre 2009 à 09:03

Après sa décision surprise de ne plus vendre sa filiale allemande, provoquant la colère de Berlin, General Motors a annoncé mercredi qu'il entendait restructurer Opel afin de réduire les coûts de 30%.

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Nuages sur le siège d'Opel à Ruesselsheim en AllemagneNuages sur le siège d'Opel à Ruesselsheim en Allemagne

Mardi soir, le groupe General Motors (GM) annonçait qu'il renonçait à vendre Opel et qu'il comptait restructurer le constructeur allemand seul. Mercredi, on a plus de détails sur cette restructuration : selon son vice-président John Smith, General Motors table sur environ 10.000 supressions d'emplois chez sa filiale européenne qui emploie actuellement plus de 50.000 personnes en Europe.


 
Le groupe américain veut réduire les coûts de 30% dans sa filiale, a expliqué le patron lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes européens. Opel produit en Allemagne, où travaillent la moitié de ses salariés, en Espagne, en Belgique, en Pologne et au Royaume-Uni, sous la marque Vauxhall. General Motors a promis de présenter "très bientôt" un plan de restructuration détaillé pour Opel. Au final, il y aura "très peu de différence entre ce que l'investisseur belge RHJI proposait de faire, ce que l'équipementier canadien Magna proposait de faire et ce que General Motors va proposer de faire", a indiqué M. Smith, se référant aux candidats externes intéressés par un rachat d'Opel.

Volte-face
 
Depuis plusieurs mois, General Motors négociait exclusivement avec Magna, associé à la banque russe Sberbank, avant d'opérer un revirement spectaculaire en décidant de conserver Opel. John Smith a exprimé l'espoir que le gouvernement allemand, qui n'a pas caché mercredi sa colère devant la volte-face du groupe américain, "trouve des mérites" à son plan de restructuration. La réaction de Berlin, qui soutenait la cession d'Opel au canadien Magna, "est compréhensible", a estimé le vice-président de GM, étant donné que l'Allemagne "avait un très grand appétit pour la proposition de Magna".
 
Dans les autres capitales européennes, on soupçonne la chancelière Angela Merkel d'avoir préféré la proposition canadienne parce qu'elle aurait permis de sauver proportionnellement plus d'emplois en Allemagne. L'Allemagne avait accordé un prêt de 1,5 milliard d'euros à General Motors pour maintenir Opel à flot. Cette somme, dont le ministre allemand de l'Economie a exigé le remboursement, a déjà été partiellement restituée. Et John Smith a assuré que General Motors était prêt à s'acquitter des 900 millions d'euros restant.

le 04 novembre 2009 à 21:55
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