Impôt élevé, mais impôt moins casse-tête. La France a amélioré son "attractivité fiscale" en facilitant notamment le paiement des impôts par les entreprises, mais ces dernières sont toujours soumises à des prélèvements élevés, selon une étude publiée lundi par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PWC). Selon le classement annuel de la fiscalité appliquée aux entreprises, réalisé en partenariat avec la Banque mondiale, la France se hisse cette année à la 59e place (sur 183 pays) en termes d'attractivité, après avoir occupé la 66e en 2008. Sa position est comparable à celles de l'Allemagne (qui perd 4 places à la 71e) et des Etats-Unis (qui grimpent de la 76e à la 61e place). En revanche, le Royaume-Uni, qui occupe la 16e place, reste de loin plus "attractif".
Les premières places sont occupées par des pays pétroliers ou des îles exotiques (Maldives, Qatar...) et les dernières par l'Ukraine, le Venezuela et le Bélarus. Le bond français est essentiellement dû à une diminution et à une simplication des paiements d'impôts réalisés par les entreprises, grâce au développement du téléréglement. Dans ce domaine, avec sept paiements annuels en moyenne, la France passe en un an de la 30e à la 9e place, parmi les premiers pays de l'Union européenne (UE).
En revanche Paris "reste en bas du tableau en ce qui concerne la pression fiscale", selon l'étude. Avec des impôts, cotisations et taxes représentant 65,8% du bénéfice avant prélèvements, elle dégringole dans ce secteur de la 160e à la 165e place et ne devance que l'Italie au sein de l'UE. La structure des prélèvements fait aussi exception: le poids de l'impôt sur les sociétés (IS) est relativement faible (8,2% du bénéfice avant prélèvements) tandis que celui des cotisations sociales à la charge des entreprises est élevé (51,7%).
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