Ligne électrique à haute tension © TF1/LCIC'était l'une des fiertés d'EDF, qui en avait fait, il y a quelques années, un slogan publicitaire : en France, électricité rime avec nucléaire. Premier producteur d'électricité d'origine nucléaire en Europe, notre pays exportait alors du courant vers ses voisins lors des grands pics de consommation, par exemple au coeur de l'hiver, lors de la période des grands froids. La situation, aujourd'hui, s'est presque inversée. Dès le mois d'octobre, pour la première fois depuis 27 ans - plus précisément depuis l'hiver 1982-83 - la France dû importer de l'électricité, pour un total de 458 gigawattheures.
Les barrages d'EDF suscitent l'appétit des concurrents
Plusieurs barrages et centrales hydroélectriques d'EDF vont être ouverts à la concurrence d'ici la fin de l'année et suscitent déjà l'appétit de nombreux groupes énergétiques français et étrangers.
Publié le 29/11/2009
La méga-panne
Cinq millions de Français dans le noir, des TGV bloqués... et au final, plus de peur que de mal : l'Europe entière est passée très près du black-out samedi soir.
Publié le 05/11/2006
La consommation d'électricité baisse, une première depuis 1945
En 2009, la consommation d'électricité au premier semestre a chuté de 5%. Sur toute l'année, cette baisse devrait être de 3,5%.
Publié le 16/11/2009
Consommation électrique : le réseau sous tension
Le gestionnaire du réseau électrique RTE a lancé pour la première fois mardi une "alerte rouge" pour l'Ouest afin d'éviter un "black-out".
Publié le 06/01/2009
Grand froid : le SAMU social à pied d'oeuvre
Toute la nuit, le Samu social de Nantes a tenté de convaincre les sans domiciles fixes de se mettre à l'abri.
Publié le 05/01/2010
Cette situation de fragilité électrique, apparue alors que l'automne était encore doux, n'a fait depuis que s'amplifier. Avec des risques accrus pour les "péninsules électriques" que sont la Bretagne et la région Paca. La Bretagne ne produit que 8% de l'électricité qu'elle consomme et elle fait partie des zones les plus vulnérables à un "black out". Elle est ainsi à nouveau placée sous "alerte rouge" ce mardi en raison d'un risque de coupure d'électricité "réel et imminent sur tout le territoire breton", selon le site Ecowatt.
"Situation tendue jusqu'à fin janvier"
Le programme Ecowatt, incitant par SMS et courriel les Bretons à modérer leur consommation d'électricité en cas de pic électrique et ainsi essayer d'éviter une saturation du réseau, a été lancé fin novembre par RTE (Réseau de Transport d'Electricité) pour le deuxième hiver consécutif. Les abonnés sont invités à faire preuve d'économie, particulièrement le matin et entre 17 heures et 20 heures ce mardi soir, "afin de contribuer à limiter le risque de coupure d'électricité". A noter que l'alerte rouge a d'ores et déjà été reconduite pour mercredi soir. Une première alerte de même niveau avait déjà été lancée le 15 décembre dernier mais aucune coupure n'avait affecté le réseau. "La situation (en Bretagne) sera tendue jusqu'à fin janvier", avait affirmé fin novembre Didier Beny, directeur RTE Ouest.
Lorsque les premiers signes de déficit électrique s'étaient manifestés à l'automne, EDF avait invoqué des aléas difficilement prévisibles. Notamment une sécheresse dans les Alpes et le centre de la France qui avait alors insuffisamment rempli les barrages. Mais l'électricité produite par les 640 barrages d'EDF ne couvre que 10% des besoins français. Pour l'essentiel, le problème venait bel et bien des centrales nucléaires. Après des indiscrétions syndicales, le groupe avait dû reconnaître que la production du parc nucléaire français était en berne. Raisons invoquées : des problèmes techniques... et le mouvement social des électriciens au printemps dernier. Les interprétations étaient bien sûr divergentes selon qu'elles venaient de la direction du groupe ou des syndicats. La première avait mis en avant le fait que les grèves avaient affecté des opérations de maintenance qui avaient dû être reportées. Côté syndical, on s'était défendu d'avoir joué sur la corde sensible de l'entretien des centrales, et l'on pointait un déficit de maintenance dû à la volonté de tirer les coûts vers le bas.
Restait néanmoins un constat, celui du manque d'électricité. Et nous sommes désormais dans la période de l'année la plus critique. Or, lorsqu'il faut importer du courant en période de grand froid, les grands réseaux d'acheminement se trouvent utilisés tout près de leur maximum de capacité. Les interconnexions réalisées à l'échelle européenne permettent théoriquement d'éviter des pannes régionales. Sauf lorsque l'ensemble du système se trouve proche de la saturation, ce qui arrive de plus en plus fréquemment l'hiver ces dernières années : l'interconnexion devient alors un handicap. Le réseau français n'a pas la capacité suffisante pour importer de trop grandes quantités d'électricité - le risque étant alors celui d'un phénomène de dominos, une surcharge dans un secteur donné se reportant sur les secteurs voisins, avec un risque de panne en cascade se propageant à des régions entières.
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