Leclerc : "L'Etat n'est pas là pour foutre la pagaille"

Par , le 04 novembre 2009 à 10h43 , mis à jour le 05 novembre 2009 à 17h27

Michel-Edouard Leclerc, président du groupe du même nom, s'emporte après la condamnation du distributeur à restituer à des fournisseurs plus de 23 millions d'euros.

Michel Edouard-Leclerc en juillet 2008Michel Edouard-Leclerc en juillet 2008 © Reuters

Michel-Edouard Leclerc n'est pas content et il le fait savoir. Le président du groupe du même nom, a vertement accusé l'Etat de s'immiscer dans les négociations commerciales au lendemain de l'annonce de la condamnation du distributeur à restituer à des fournisseurs plus de 23 millions d'euros. "L'Etat n'est pas là pour foutre la pagaille pendant la négociation commerciale (...) quand le pouvoir d'achat n'est plus sa priorité", a-t-il estimé mercredi sur Europe 1.

  • Marges arrières : Leclerc condamné

    Le groupe de grande distribution devra rétrocéder à 28 de ses fournisseurs 23,3 millions d'euros au titre de ristournes commerciales indûment perçues.

    Publié le 03/11/2009 Marges arrières : Leclerc condamné
Plus d'infos

 
La Cour d'appel de Versailles a confirmé le 29 octobre un jugement de 2005 du tribunal de Nanterre condamnant le Groupement d'achats des centres Leclerc (Galec) à rétrocéder 23,3 millions d'euros à 28 fournisseurs, dont Yoplait et Fleury-Michon. L'affaire avait été portée devant les tribunaux par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
 
"On s'est fait avoir"
 
Critiquant une décision "absurde sur le principe", Michel-Edouard Leclerc a estimé que "sur le fond, les sommes (versées par les fournisseurs, ndlr) ne sont pas indues, elles ne sont pas amorales. C'est uniquement sur un problème de forme qu'on s'est fait avoir, qu'on n'a pas été bons." Les fournisseurs ne réclament pas les 23,3 millions, a-t-il insisté. "Ils ont reconnu qu'ils nous les devaient. C'est l'Etat qui s'est érigé entre eux et nous, et s'est donné un rôle qu'il n'avait pas à jouer", a-t-il ajouté.
 
Michel-Edouard Leclerc a accusé plus généralement l'Etat de "sacrifier l'image de la distribution", alors que le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli vient d'annoncer la poursuite en justice de neuf distributeurs, soupçonnés également de pratiques abusives à l'égard de leurs fournisseurs. Il a confirmé que son groupe faisait partie des enseignes

Par Olivier Levard le 04 novembre 2009 à 10:43
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18 Commentaires

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  • olbag86, le 04/11/2009 à 23h30

    C'est vrai que les hard-discounters respectent leur personnel et ne vendent que des produits de qualité. Ils faut absolument les privilégier au détriment des petits commerces.

  • olbag86, le 04/11/2009 à 23h28

    Ayant travaillé dans un Leclerc, je félicite la justice. Plus les lois sont restrictives plus les patrons de ces centres les contournent. Une même personne n'a pas le droit de posséder plus de 2 Leclerc. Qu'à cela ne tienne. Ces patrons prennent un directeur peu scrupuleux et lui servent de mécènes (contre intérets et droit de regard) pour acheter un centre. Les employés pointent. Pas grave, ils font appels à des sociétés telles qu'Expansion 5 qui leurs fournissent des "forces de ventes" qui ne sont pas employées Leclerc et ne pointent pas. Résultat pour mon cas 48 H hebdomadaires payées 37. Si l'on se plaint, c'est une mutation à l'autre bout de la France et le refus est un motif de licenciement. Résultat dans mon cas, une dépression. Pour finir, ce joli principe du "je veux bien vendre votre produit mais il faut payer sa mise en avant". Si seulement notre pouvoir d'achat nous permettait d'acheter uniquement dans les commerces de proximité.

  • tystev, le 04/11/2009 à 21h44

    Si c'est pour vendre des produits de mauvaises qualités, les hard discount peuvent rester ou ils sont. c'est facile de vendre pas cher dans ce cas la

  • tystev, le 04/11/2009 à 21h40

    Aucun actionnaire chez e.leclerc! c'est une cooperative d'achat... je suis d'accord sur les prix des fruits et legumes et le lait, mais quand aux grands groupes (l'oréal, danone, fleury michon...), leurs marges sont considerables

  • ricardo100, le 04/11/2009 à 21h38

    En accord avec vous. Mais LECLERC et les autres sont à mettre dans le même sac. Ils se mettent d'accord sur les prix et s'espionnent même par des personnes spécialisées pour aligner les tarifs. On revient mainteant au commerce de proximité, je pense que c'est une bonne chose, cela va permettre de concurrencer la G D. Dans certaines grandes villes c'est déjà en place. Des épiceries de quartier.

  • ricardo100, le 04/11/2009 à 21h33

    D'accord avec vous. Notre Président s'est aperçu , mais on lui a dit que le prix du Kg de carottes avait plus doublé en G D il serait tant qu'il vienne lui même voir. Madame LAGARDE l'a fait mais pas très discrètement , elle a dit que dans l'ensemble la G D respectait les marges. Tu penses!!!!

  • ricardo100, le 04/11/2009 à 21h28

    Parfaitement vrai

  • lc502740, le 04/11/2009 à 19h18

    C est honteux ! Je suis stupéfait par les propos de Mr Leclerc , il n y a pas plus riche que la Grand Distribution. D ailleurs tous leurs patrons sont dans les 500 premieres fortunes francaises ! Malheureusement on n entend pas beaucoup les petits fournisseurs, ceux qui sont écrasés par les conditions contractuelles imposées par la GD. Ces petits fournisseurs locaux (pas les L'OREAL et consors , les autres !) qui n osent pas prendre la parole par peur de perdre leur contrat avec la GD. Il semblerait que depuis quelques mois les francais (au grand desespoir de la GD) se sont rapprochés de leur commerces de proximité, leur boucher , charcutier, boulanger voir petit épicier .. a tel point que la GD s installe en Ville ... Oui les prix sont plus chers .. mais on achète que ce dont on a besoin, et ca c est une vraie économie ! et surtout ils font fonctionner une économie de quartier, une vie de quartier ... quand ils ne seront plus là .. il n y aura plus de vie locale ! Arretons d acheter chez Leclerc et Consor et faisons le shopping au Marché du Dimanche matin.

  • dacpasdac, le 04/11/2009 à 19h01

    L'Etat commence à défendre les consommateurs et les producteurs contre un système commercial totalitaire mise en place par la grande distribution! Il était temps car la grande distribution à force de tirer les prix d'achats vers le bas asphixie notre industrie locale. D'un autre coté la grande distribution à force de s'ériger en grand seigneur auprès des consommateurs elle n'en devient plus crédible car ses marges sont de plus en plus confortables et que donc soit les prix ne diminuent pas, soit la qualité baisse! M.LECLERC ayez de vraies pratiques commerciales "gagnant gagnant" avec les producteurs et avec les clients et votre crédibilité reviendra!

  • postagualen, le 04/11/2009 à 18h56

    Quand leclerc et toutes les autres enseignes nous expliquerons comment il est possible que les prix des fruits et légumes ai doublé ou triplé depuis le passage à l'euro ils deviendront crédibles. le prix de vente des producteurs n'a pratiquement pas changé. les pommes de terre à 10 francs (1.50 euro), des pèches à 20 francs (3euro) le kilo !!! on ne parlera pas du prix de la viande qui tourne pour le b?uf à presque 100 francs (15 euro) le kilo !! alors que leclerc ne viennent pas nous parler de pouvoir d'achat quand il engraisse ses actionnaires sur le dos des consommateurs !!!

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