Vladimir Poutine, en 2003 lors d'une visite à Paris © TF1-LCI - AFP/C.PlatiauIl n'est plus chef d'Etat mais "seulement" Premier ministre. L'influence de Vladimir Poutine n'en reste pas moins déterminante en Russie, et s'il a dîné jeudi soir à Matignon avec François Fillon, c'est avec Nicolas Sarkozy qu'il s'était auparavant entretenu sur les perspectives de développement de la coopération bilatérale. Ce vendredi, place au séminaire proprement dit, coeur de la visite de l'ex-chef d'Etat russe : il se tient à Rambouillet en présence de nombreux patrons de grandes entreprises françaises et russes. Au menu : une série d'accords de coopération dans le domaine de l'énergie.
Gaz : l'UE veut parler d'une seule voix face à la Russie
Face à des pays fournisseurs qui jouent volontiers sur les divisions européennes, les pays de l'UE négocient jusqu'à présent leurs gros contrats énergétiques chacun de leur côté. Bruxelles veut y mettre bon ordre. Au risque de poser problème à beaucoup d'Etats membres.
Publié le 07/09/2011
Vers une hausse du prix du gaz ?
Selon Le Figaro, le gaz devrait augmenter de 9,5% dès le 1er avril. La dernière hausse remonte à 2008.
Publié le 24/03/2010
Les enjeux cachés de la guerre du gaz
Risquons-nous de manquer de gaz ? Jusqu'à quel point sommes-nous dépendants de la Russie ? Le point sur ce qu'il faut savoir pour comprendre la "guerre du gaz".
Publié le 03/01/2009
Quand les agents en colère coupent le gaz...
Des "actes de malveillances", et notamment des "coupures de gaz" ont lieu depuis jeudi à Paris et en Ile-de-France. GDF Suez est touchée par un mouvement social.
Publié le 03/04/2009
L'Europe privée de gaz russe
Le porte-parole de la société ukrainienne Naftogaz a annoncé que la Russie avait cessé tout transit de son gaz destiné à l'Europe par le territoire ukrainien.
Publié le 07/01/2009
Un navire de guerre français vendu à la Russie ?
<b> Reportage -</b> Paris et Moscou négocient la vente du Mistral, deuxième plus gros bâtiment de la marine française. La Géorgie n'apprécie pas.
Publié le 27/11/2009
Cette visite, à deux semaines de la conférence de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique, s'inscrit dans le prolongement du sommet UE-Russie de la semaine dernière, lors duquel les Vingt-sept ont exhorté Moscou à s'engager plus avant dans la lutte contre le changement climatique. A cette occasion, le président russe, Dmitri Medvedev, a proposé de réduire de 25% d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de la Russie. Cette promesse est fortement liée aux progrès en matière d'efficacité énergétique en Russie, deuxième plus gros consommateur d'énergie par habitant dans le monde. A ce titre, explique-t-on à Paris, la France entend accélérer sa coopération avec Moscou pour l'aider à moderniser et diversifier ses sources et installations et s'appuyer ainsi sur une croissance verte, en lui apportant son expertise technologique et ses moyens financiers. C'est dans cet esprit que plusieurs accords devraient voir le jour.
Questions sur la dépendance française
De leur côté, les grands énergéticiens français espèrent entériner leur implication dans les projets gaziers portés par la Russie, assise sur les premières réserves mondiales et d'où l'Europe importe 20% de son gaz. Les risques de la dépendance européenne à l'énergie russe avaient été illustrés en janvier lorsqu'un différend entre Moscou et l'Ukraine avait conduit à une suspension des livraisons de gaz durant deux semaines. Mais la France estime que les projets en cours n'accroîtront pas sa dépendance à la Russie, participant au contraire, dit un diplomate, d'une diversification des voies d'approvisionnement.
EDF et le monopole gazier Gazprom devraient ratifier un accord de principe sur l'entrée prochaine du groupe français dans le consortium qui développe le projet de gazoduc South Stream. La participation de GDF Suez dans le projet Nord Stream sera également à l'ordre du jour, même si l'accord ne devrait pas être signé vendredi. De source proche du dossier, on indiquait jeudi que l'accord interviendrait avant la fin de l'année. Ces deux projets, défendus par la Russie et plusieurs pays de l'UE, visent à contourner les anciennes républiques soviétiques, l'un via la mer Noire, l'autre via la mer Baltique. Ils entrent en concurrence directe avec le projet Nabucco de la Turquie et de plusieurs pays d'Europe centrale et orientale, reliant l'Europe à l'Asie centrale et que Paris se défend de négliger au profit des initiatives stratégiques russes.
Outre cet important volet énergétique, plusieurs accords économiques devraient être entérinés, dont celui entre Renault et AvtoVAZ, ainsi que des initiatives visant à faciliter les échanges franco-russes en vue d'un dispositif plus large appelé à naître entre l'UE et Moscou. La visite de Vladimir Poutine permettra enfin d'arrêter le programme des centaines de manifestations prévues l'année prochaine à l'occasion de l'année croisée de la France en Russie et de la Russie en France.
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